‹ Études de philologie musicaleChapitre 7 sur 63 · HeracZ. V. i · texte numérisé non relu

HeracZ. V. i

7. Dans Athénée (ch. 99 deTédit. SchweighaBUser). On pourrait citer plusieurs exemples où ^0(i6s est synonyme de «x^fia (forme).

INTRODUCTION 17

Les Bach, les Haydn, les Mozart, les Beethoven, composaienl dans de tout autres conditions que les Eschyle et les Pindare; mais ils auraient peut-être dit, eux aussi : le dessin est la probité de Part. La plupart des pianistes qui jouent encore les sonates et les concertos de Beethoven, se montrent peu préoccupés de respecter et de faire sentir le rythme, tel que nous l'indiquons plus loin ; ces exécutions, Texpérience le prouve, peuvent produire un assez grand effet; mais sontelles conformes au véritable esprit dans lequel ont été conçus les sonates et les concertos? C'est fort douteux.

Le génie classique est rythmique. Il aime la clarté. Avant tout, il « définit et coordonne * ». A cette matière aérienne et fugitive que lui offrent les sons, il impose la netteté des arts plastiques. Son allure^ sans être raide et pédante, est toujours régulière.

L'étude que nous entreprenons a pour but d'analyser cette allure, de décomposer ce que Buffon appelle, dans son noble et beau langage, « la marche du génie ».

Sans doute, on nous accordera tout ce qui précède; voici où commencent les difficultés.

§ 3. Nécessité d'une théorie du rjrthme.

Sur quoi nous appuierons-nous pour faire l'analyse rythmique d'une sonate de Beethoven, ou d'une autre composition classique, j'entends une analyse complète, qui ne se borne pas simplement à distinguer les idées principales et les ensembles les plus frappants, mais une analyse qui entre dans les détails et dans tout le mécanisme de la phraséologie? De quel moyen disposons-nous pour savoir, par exemple, l'étendue exacte des membres qui composent telle phrase, et la place où il faut mettre la césure ?

Nous bornerons-nous à interroger le sens musical? Certes, c'est lui qui doit tout juger en dernier ressort, et rien ne prévaut contre ses arrêts ; mais il n'est qu'un instinct, qu'il faut faire aboutir à une démonstration raisonnée ; ce que nous cherchons, c'est une théorie, une doctrine pratique.

Interrogerons-nous les maîtres eux-mêmes ? Ils ne nous disent

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