‹ Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne [microform]Chapitre 61 sur 105 · Log., 1, 2, 1, etc · texte numérisé non relu

Log., 1, 2, 1, etc

Il est bien entendu que les faits dont il est ici question ne sont pas des réalités extérieures à l'esprit, des choses en soi M Spencer seul osera pousser le réahsme jusque-la. Pour Mill, ce sont seulement les sensations ou les images produites immédiatement en nous au contact des choses» en un mot, les équivalents ou les approximations le^ plus exactes nue nous ayons des choses elles-mêmes. Si disposé qu on soTt à se rapprocher de la réalité, personne, et Stuart Mill mis que personne, ne peut songer à faire abstraction Totale de l'esprit. Les faits ne sont que des étals de conc ence. MiU est et demeure le fidèle disciple de Berkeley^ Mais, en tant que ces états de conscience sont immédiats et premiers, qu'ils sont donnés et concrets, on peut les prendre pour les choses mêmes, et surtout les distinguer des créations ou combinaisons ultérieures que l'esprit (orme en les unissant entre eux. . ,.,,

Voilà le principe de la logique telle que la conçoit MiU. C'est faute d'avoir bien compris ce point, c'est pour avoir envisagé soit les idées, comme entités distinctes des phénomènes soit les mots, que les scholastiques, et après eux Locke'et CondiUac, ont empêché la logique de faire aucun progrès : la théorie des idées générales « a empoisonné toute l'ancienne logique ». - Ce n'est pas à dire pourtant qu il n y ait rien à gfrder des travaux de tous les anciens penseurs Sans connJtre les véritables conditions et le véritable but de la locique, ils l'ont fondée et constituée, et on peut la conserve? telle qu'ils l'ont faite, mais en l'interprétant autrement. Ils ont fait la logique à peu près comme les alchimistes nnt f>i(^ les orécurseurs de la chimie.

k su J, il s agit moins pour Stuart Mill de créer de toutes pièce; une logique nouvelle que ^jexpli^l-r auU.m^^^^^^ l'ancienne : il faut la retrouver en partant d un point ditle rent D^utres penseurs de sa nation, M. Herbert Spencer par exemple, voudront supprimer entièrement la logique : m' 1 n est^pas si radical. A sa manière, il est conservateur ; passé a du bon qu'il veut garder. Il se propose en fin de compte de concilier l'ancienne logique avec Tempirisme et de la traduire en termes nouveaux.

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