‹ Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne [microform]Chapitre 70 sur 105 · Ibid., II · texte numérisé non relu

Ibid., II

clusion est Urée de la majeure : il faudra dire qu'elle est obtenue conformément à la majeure *.

Par là, on comprend que le syllogisme est théoriquement légitime,' pratiquement utile; il a donc sa place marquée dans la logifiiie de la vérité comme dans la logique de la conséquence.

Mais il n'y doit occuper qu'une place subalterne. Il n'est pas, en effet, une forme particulière de raisonnement : il n'est qu'un cas de l'induction. Il ne sert qu'à s'assurer que l'inférence inductive a été bien faite; il légalise le raisonnement, il est une usûreté collatérale ».

Enfin il ne faut plus dire que le syllogisme repose sur ce principe que ce qui est vrai d'une classe peut être affirmé (ou nié) de tout ce qui est renfermé dans la classe : le dicium de omni et niillo n'est pas le principe du syllogisme. Le vrai principe est celui-ci : Deux choses qui existent constamment avec une troisième coexistent entre elles, ou encore : Un signe du signe est un signe de la chose signifiée : nota noise est nota rei ipsius '.

La logique de Mill, on le voit, se rattache très étroitement à diverses théories psychologiques soutenues par ce philosophe : il faudra donc, pour apprécier la valeur de celte logique, commencer par l'examen de la psychologie sur laquelle elle repose.

On doit d'abord accorder à Stuart Mill que nulle idée générale ne se présente à la conscience sans un cortège d'images concrètes; mais il reste à savoir s'il n'y a jamais dans la conscience que ce cortège d'images. On peut à la rigueur distinguer deux sortes de généralisations. L'une, confuse et vague, ne consiste que dans le rapprochement et la juxtaposition de certaines images qui se détachent d'un tout concret dont elles font partie, sans autre raison qu'une habitude contractée : c'est celle que Mill a décrite. A vrai dire,

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