VIII PREFACE
celles-là, y a-t-il lieu d'instituer enfin une phîloso^ plue de la nature? Si oui, quels seraient les problè^ mes particuliers qu'embrasserait une telle science? Par quels points ces problèmes toucheraient-ils I la psychologie d'une part, à la théodicée de l'autre; et par quelle méthode serait-il possible d'en découvrir la solution ?
3° Les perfections attribuées à Dieu par la théodicée spiritualiste, savoir l'intelligence infinie, la providence, la conscience, la personnalité, sontelles absolument inséparables de la nature divine? Nier en Dieu ces attributs, n'est-ce pas nier Dieu? Affirmer Dieu n'est-ce pas, qu'on le veuille ou non^ subir la nécessité métaphysique et logique de lui attribuer ou de lui rendre, implicitement ou explicitement^ ces mêmes puissances ineffables qui sont sa vie et son être?
4* Les genres et les espèces, dont la permanence manifeste avec tant d'éclat l'ordre de la nature et rintelligence créatrice, cause de cet ordre admirable, les genres et les espèces sont-ils de vains mots, de fantastiques apparences, ou tout au moins de pures conceptions de notre esprit qui doivent disparaître devant les prétendues découvertes de This* toire naturelle? Tout au contraire, la permanence des genres et des espèces n'est-elle pas une loi de la raison divine s'imposant à l'existence des êtres? Et quand notre esprit, s'appuyant sur Tobservalion,