‹ Etudes de philosophie greeque & latineChapitre 4 sur 20 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

et dépassant en môme temps le témoignage borné de Texpérience, affirme la distinction et la sépara* tion ded genres, fait-il autre chose que refléter les plans de l'entendement infini et les desàeins de la Providence?

Quiconque n'est pas étranger aux débats philosophiques de ces derniers témps^ reconnaîtra que c'est sur le terrain de ces quatre grandes questions que se sont le plus fréquerament' placés ceux qui ont eu à cœur de remplir le double devoir de défendre et d'étendre les conquêtes légitimes dju spiritualisme. Or l'ouvrage, que nous offrons aujourd'hui au public a précisément pour objet de rétablir exactement, d'après les textes mêmes, et aussi de discuter théoriquement les principaux antécédents historiques des quatre questions que nous venons d'énoncer. Ce volume contient donc quatre monographies qui sontle fruity les deux premières, de la lecture de l'œuvre encyclopédique d'Aristote; la troisième, de la lecture des Ennéades de Plotin ; la quatrième enfin de la lecture de toutes les œuvres philosophiques d'Abélard.

Sans dire d'avance, dans cette préface, ce que le ^ lecteur trouvera plus loin, nous nous bornerons à indiquer ici, en quelques traits rapides, la leçon philosophique qui nous a semblé résulter de ces longs et difficiles travaux. Cette leçon, ce n'est pas nous qui la donnons; c'est l'histoire qui nous la

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donne, et nout« la prenons pont noushméme avant de la proposer aux autres qui, d'ailleurs, restent libres de ne pas récouler, à leurs risques et périls.

Depuis deux mille cinq cents ans^ on a essayé de bien nombreuses définitions de la philosophie qui tour à tour ont été adoptées et rejetées. Entre ces définitions I celle-ci : que la philosophie est la science des premiers principes et des premières cau^ ses, a été exprimée par Âristote, au début de sa MétaphysiqWj et semble s'être maintenue plus soli*. dément que toutes les autres* Nous la croyons vraie, pour notre part, étions nous y tenonâ. Or, si la connaissance des premières causes est l'objet de la philosophie la plus haute^ la méthode qui donne le type premier de^toutes les causes sera, nous ne disons pas le seul procédé philosophique, mais la mé-* thode philosophique par excellence.

Cette méthode, c'est le retour de Tàme sur ellemême au moyen de la conscience ou sens intime. L'eKistence de Tâme n'est pas une hypothèse ; c'est un faît> et pour qui sait voir, la lumière d.u jour n'est pas plus éclatante que ce fait. La philosophie qui, par la psychologie, atteint en nous-mêmes Tâme vivante et active, est la seule science qui saisisse la cause. Quand elle a étudié cette cause dans ses ma« nifestations intérieures et extérieures, elle possède quelque chose de parfaitement connu, et de là^ par les plus légitimes inductions, elle peut dé terminer ,

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