‹ Etudes de physique animaleChapitre 1 sur 12 · IMPRIMÉ PAR BÉTHUNE ET PLON · texte numérisé non relu

IMPRIMÉ PAR BÉTHUNE ET PLON

Ce travail n’était pas destine à voir de sitôt le jour, bien qu'il soit le résultat de plus de huit années d’observations, d'expériences, de méditations assidues et de recherches de toutes sortes, comme on s’en convaincra facilement par la nature même des questions abordées ; mais des circonstances indépendantes de notre volonté nous ont forcé de publier immédiatement ces études. Si donc on les trouve bien imparfaites, nous disons d’avance que nous les trouvons nousrnêine personnellement encore plus imparfaites, et que les méthodes de démonstration laissent beaucoup à désirer.

Mais enfin il faut bien faire la part du terrain de ces questions, et ne juger que comparativement aux discussions physiologiques qui ont cours, non comparativement aux travaux purement physiques, et aux démonstrations plus simples des phénomènes de corps inorganiques. Sous ce point de vue, nous osons espérer de l'indulgence. Du reste, outre que le temps nous a ainsi manqué, il nous a manqué surtout, pour mieux taire, les moyens d’étudier plus expérimentalement.

Celle publication hâtive d’études de physique animale aura néanmoins quelques avantages, en compensation des inconvénients de non

maturité: c’est de nous aider à les mieux reprendre. Il nous semble, en effet, qu’il existe pour toute œuvre personnelle de l’esprit un degré de maturité au delà duquel on ne peut guère pousser tout seul sans discussion. La discussion éclaire tout quand on cherche réellement à comprendre et à en profiler. Ainsi nous attendons beaucoup de cette publication pour nous aider à démôler ce qui, dans notre travail , peut être clair, de ce qui reste obscur. On n’est guère soi-méme capable d’une telle distinction, parce que souvent on a par devers soi des raisons particulières qu’on n’a point dites, et qu’on croit avoir dites, ou bien que l’on garde sciemment, parce qu'on les croit de notion commune et présentes à l’instant dans tous les esprits, tandis qu’en réalité elles ne s’y trouvent point immédiatement présentes, si on ne les rappelle spécialement.

Nous réitérons le vœu que le public savant veuille bien nous honorer de ses conseils sur cc qui aura paru plus ou moins fondé et intelligible dans ces questions. Nous nous y sommes dévoué pour le reste de notre vie, parce que nous croyons que les lois physiques sont là comme causes majeures, que la physique est véritablement la clef de l’intelligence des êtres, et qu’en un mol un animal est véritablement une magnificence physique.

J. MAISSIAT.

Août 1843.

DE

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