‹ Études de psychologieChapitre 17 sur 19 · I. Dispositif expérimental · texte numérisé non relu

I. Dispositif expérimental

Nous avons employé pour produire les stimulations visuelles, le grand pendule décrit dens le traité de W. Wundt (i) et en usage .dans tous ' les laboratoires de psychologie. Il fallait avant tout trouver un stimulant toujours égal Après divers essais, nous avons adopté comme source lumineuse un bec Auer. Une comparaison faite au cabinet de physique entre une lampe électrique pourtant très constante et un bec Auer, a démontré la supériorité de celui-ci. Cette expérience préliminaire de photométrie a été faite dans le laboratoire de physique. Mon collègue M. le Professeur Schoentjes a eu l'amabilité de la diriger. Pour la série des expériences faites sur les réactions visuelles, voici le dispositif des appareils. Le bec Auer était placé derrière le pendule. La flamme était entourée d'un manchon en mica, puis d'un second manchon métallique dans lequel était découpée une fente longitudinale. La lumière très intense du bec Auer ne se transmettait donc que dans une direction; le manchon métallique noirci empêchait la lumière de se projeter par derrière et sur les côtés de la source lumineuse.

(l) Grundziige der Physiologischen Psychologie^ band II, p. 334.

— igo —

Le pendule portait Técran fixe et Técran mobile désignés dans l'ouvrage de M. Wundt par les lettres Si S«.

Pour toute la série de nos expériences, la fente de Técran fixe était de 4 millimètres, celle de récran mobile de 4 millimètres également

Le fil de platine attaché au bas du pendule, était réglé de manière à plonger dans le mercure au moment précis où les deux fentes des écrans commencent à se recouvrir.

L'appareil était placé dans la chambre noire, sur un support fixe attaché au mur. Le pendule, le bec etc. étaient posés dans une cage cubique en bois dont les deux faces, l'antérieure ^ et la postérieure, demeuraient ouvertes.

Mon assistant se tenait derrière l'ouverture postérieure, pour manœuvrer le pendule.

L'ouverture antérieure était entièrement masquée par une épaisse feuille de carton percée d'une large fente (i centimètre de large sur cinq de haut) au niveau de la fente de l'écran fixe.

Ce dispositif avait pour résultat de masquer presque complètement toute lueur avant et après le moment précis où se produisait la stimulation lumineuse.

Le sujet se tenait appuyé à un second support fixe placé à peu près à 3 mètres de la source lumineuse. Sur ce support se trouvait un bouton . à portée de la main qui interrompt le circuit Le chronoscope, le rhéocorde, le bouton qui ferme

— igi —

le circuit du signal et les batteries étaient placés dans la grande chambre du laboratoire.

Le chronoscopè a été régulièrement contrôlé par le grand marteau décrit plus haut.

Comme pour les réactions auditives, j'ai moimême dirigé toutes les opérations.

Enfin, le sujet opérait dans la chambre noire, comme je Tai dit plus haut. Je me suis efforcé de lui faire prendre toujours la même position pour rendre tout à fait faciles les mouvements de la main qui presse et lâche le bouton.

Pour empêcher le sujet d'être troublé par d'autres stimulations et notamment des stimulations sonores, on lui bouchait les oreilles avec deux forts tampons d'ouate.

II. Circonstances dans lesquelles se sont faîtes les recherches.

Nombre des sujets : Les étudiants qui ont expérimenté dans la série des réactions visuelles ont été au nombre de quatre. Il s'y est joint un assistant M. De W., et un assistant spécial M. le D^ W. Cela tait en tout six sujets.

Moment où se faisaient les expériefices : Comme pour les réactions auditives, toutes nos expériences sur la durée du temps de réaction visuelles ont été faites entre cinq et sept heures du soir.

Chaque groupe travaillait deux fois par «emaine pendant une heure. Chaque sujet a. fait dans chaque série 60 réactions.

Nombre de réactions : Après une période d'entraînement chaque sujet a fait 2CX) réactions divisées en séries de 20, 10 et 5.

Comment on prenait le pouls : comme avant les stimulations auditives.

Je n'ai pas mesuré en bougies l'intensité pxacte de la bande lumineuse qui servait à stimuler la rétine. Il m'a suffi de savoir que la lumière était i) toujours d'égale intensité, 2) toujours placée de la même manière et à la même distance du sujet, 3) que les fentes des écrans mobile et immobile étaient toujours exactement de la même largeur, 4 millimètres, 4) que la fente du carton était toujours la même.

Si je n'ai pu mesurer le degré d'intensité du stimulant, je puis du moins affirmer que cette intensité a été toujours régulièrement la même dans toutes les expériences. La seule chose essentielle pour la valeur de mes recherches était que toutes les conditions dans lesquelles se faisaient les expériences fussent toujours rigoureusement les mêmes; rien ne pouvait varier excepté le pouls. Je crois que toutes les précautions ont été prises pour atteindre ce résultat.

Le signal : un seul coup frappé sur un timbre 5 seconde avant que la stimulation lumineuse ne se produisit. Les réactions se suivaient toutes les 15 secondes.

Natures des réactions : Toutes sont sensorielles.

Page 1