In Lilaniis majoribus
186 II* ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — l" TRAITÉ : HARMONIQUE
Si les mélodies de ce genre sont rares dans la musique grégorienne, bien qu'on y trouve en grand nombre les chants du deuxième ton, en revà*hche il en est d'autres, mais parmi les hymnes seulement, que les compilateurs modernes de nos livres de chant ecclésiastique assignent au huitième ton, parce qu'ils les ont trouvées notées dans la gamme de SOL. Mais ils n'ont pas observé que le Sl\?, faisant partie intégrante de la mélodie et de son échelle, ce prétendu huitième ton est, en réalité, notre troisième mode plagal, transposé une quarte plus haut ou une quinte plus bas.
Il suffit, pour s'en convaincre, de comparer les deux échelles : celle du troisième mode plagal et celle du soi-disant deuxième mode plagal, mais avec SI\? au lieu de S/tj :
III' Mode plagal LA - si - do - RE - mi - fa - SOL - LA II* Mode plagal RE -mi- fa -SOL- la - si\, - DO - RE
De part et d'autre, ce sont deux tétracordes de deuxième espèce qui forment l'échelle; l'identité est complète, c'est le même mode, le troisième, sur deux toniques. Donc les mélodies composées dans le ton de SOL avec SI\? ne sont pas du deuxième mode plagal (huitième ton), mais du troisième (deuxième ton), et il y a erreur sur ce point dans nos livres de chant. J'en citerai quelques exemples :