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Hymne copte

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188 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE

§ 4. — Quatrième mode, LA

Le quatrième mode étant formé de la gamme de LA, sa finale est LA, sa dominante MI, et ses notes principales LA-RE-MI-LA, ce qui nous

donne la formule harmonique constitutive du mode :

Ce n'est pas un mode simple ; il est composé de deux tétracordes différents : le premier de seconde espèce, et le second de troisième. Il participe donc des deux modes voisins : par son tétracorde et même son pentacorde inférieur, il ressemble au troisième mode, au point d'être souvent confondu avec lui, comme je l'ai fait remarquer déjà; par son tétracorde supérieur, il se rapproche du cinquième mode de ML Ces ressemblances et dissemblances sont à noter, si Ton veut connaître exactement la nature et le caractère du quatrième mode. Pour les bien apprécier, voici d'abord la double échelle de ce mode.

Échelles du quatrième mode

Authentique

Finale Dominante

fHË

TT

j^irrii

Plagale

Dominante Finale Dominante

On remarquera premièrement, que l'échelle authentique du quatrième mode reproduit tout à fait l'échelle plagale du troisième mode (voir page 179) ; l'étendue est la même, et ce sont les mêmes degrés qui la remplissent. Mais la différence est dans la division harmonique: l'échelle authentique place le ton disjonctif après le premier tétracorde, tandis que

CH. IV. — QUATRIÈME MODE, LA 189

.gale, ayant deux tétracordes conjoints, met la disjonction au 'ieur de l'échelle. Il en résulte que les finales et les domitout autres dans les deux modes ; le troisième a HE comme

pour dominante, au lieu que dans le quatrième LA est finale nante. La mélodie, quoique composée des mêmes notes, n'a s mêmes tendances dans les deux modes : dans le troisième

converge au centre, vers le RE qui est finale; dans le uthentique, le mouvement mélodique tend, au contraire, vers us grave de l'échelle, le LA, qui est à la fois tonique et finale ie là une différence essentielle entre ces deux échelles et ces

larque analogue peut être faite relativement à l'échelle plagale ae mode, comparée à l'échelle authentique du cinquième, leux sont aussi formées des mêmes éléments, mais non pas de inière, car la division harmonique est authentique d'un côté et l'autre, ce qui entraîne la différence des finales, des domij tout le mouvement mélodique.

les ressemblances s'accusent davantage, c'est entre les mélosième et du cinquième modes, de l'une et de l'autre forme, et plagale, lorsqu'on n'y rencontre point les seules notes, qui caractériser, je veux dire le FA et le SI. Que l'on compare, quatre échelles, l'authentique du troisième mode avec l'authenatrième et la plagale du troisième avec la plagale du qua-

Echelles Authentiques RE-mi-fa-SOL-LA^si-do-RE—LA-si-do-RE-mi-fa-SOIs-LA LA- si -do- RE-MI^fa-sol-LA—MI^fa-sol-LA-si-do-RE - MI

e différence entre ces gammes est dans les tétracordes - RE du troisième mode et MI- fa -sol -LA du quatrième, lans les mélodies authentiques le S/ïj et le FA dans les mélos, il ne reste plus rien pour distinguer un mode d'avec l'autre;

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la mélodie peut à la rigueur appartenir aussi bien au troisième mode qu'au quatrième.

Si, au contraire,, vous remplacez le SI t) du troisième mode par un SI\?, l'échelle tout entière passe du troisième mode au quatrième : c'est un quatrième mode transposé. Or les deux cas se rencontrent très fréquemment dans le premier et le deuxième tons de la musique grégorienne : le premier ton bémolise le SI et tient lieu alors de la gamme de LA (IVe mode); le deuxième ton retranche Ib&I ^ et supprime toute distinction entre les deux modes de RE et de LA. Les exemples en sont nombreux, je me contente d'en citer deux ou trois seulement ; ils suffiront à appuyer la remarque que je fais ici. Prenons la séquence en usage autrefois pour la fête de la Nativité de N.-S., nous y trouverons le premier cas cité* aussi bien pour la mélodie authentique que pour la mélodie plagale. J'ai transcrit déjà cette séquence dans la gamme de RE (IIIe mode, voir page 182) ; voici maintenant les deux premières strophes notées dans la gamme de LA (IVe mode).

Lœ - ta - re, pu - er - pe-ra,

Lae - to pu - er - pe - ri - o,

Cu - jus cas - ta vis - ce - ra

Fœ - cun-dan - tur Fi

li-o

Pa - tris

DSi..

■ ïi u f-^-^^=^^^^m

U - ni - ge - ni - tus,

Per quem fe - cit sœ - cu-Ia

Hic de - git ha

mmm

ma - ni -tus,

Sub Ma - tre pau - per - cu-la.

On voit que, si les autres strophes de la séquence ressemblaient aux deux premières, rien ne ferait connaître auquel des deux modes, du troisième ou du quatrième, il convient d'assigner cette mélodie. Les exemples suivants sont partout notés dans la gamme de RE (IIIe mode) ; je les transcris dans celle de LA (IVe mode), à laquelle, d'ailleurs, ils appartiennent réellement.

(V. — QUATRIÈME MODE, LA

Hymne du lundi, à Vêpres

Cœ "lunule - dis - li li ■

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