FA-DO-SOL- RE -LA-MI-SI-FA
de préférence aux quintes descendantes :
SI-MI- LA- RE -SOL-DO- FA-SI
Il ne Tapas fait, à cause de l'habitude qu'avaient les anciens de compter les degrés de l'échelle musicale, non pas en montant et à partir des sons les plus graves, mais en descendant, de l'aigu au grave. La série des quintes génératrices de l'échelle musicale se présentait donc à eux dans l'ordre descendant :
SI-MI- LA-RE -SOL-DO-FA
et il était tout naturel, en suivant le même ordre, que la huitième quinte nécessaire fût Sty, huitième terme de la série descendante, dont S/t] est le premier terme. Pythagore était ainsi conséquent avec lui-même : il achevait son système musical par les mêmes procédés qui lui avaient servi à le conduire jusque-là. Cette unité de méthode a bien son prix.
Le système modal et surtout tonal de Pythagore ou ne fut pas entièrement accepté des musiciens grecs, ou il ne tarda guère à être modifié et finalement dénaturé dans les siècles qui suivirent. L'art grec, d'ailleurs, parvenu à son apogée sous les derniers grands poètes lyriques, musiciens et poètes tout ensemble, allait entrer dans une période de décadence, que les inventions capricieuses d'Aristoxène accéléreront de plus en plus.
Pythagore établissait une échelle des voix, un système parfait invariable, où il ne faisait entrer que les seuls sons de la gamme diatonique naturelle, plus un son chromatique, le SI\?, pour conserver aux modes, supérieur et inférieur, une constitution toujours identique. Encore ce son chromatique n'était-il jamais employé chromatiquement, c'est-à-dire con-
vec le SI\, mais diatoniquement dans un tétracorde spé-
comme une idée, une ébauche de la théorie des tons, que is plus loin. Dans la série des quintes le SI§ disparaissait e au SI? ; c'était donc une nouvelle série de sept quintes, ■X une bémol, qui servait à construire la gamme des trois ien, hypophrygien, hypolydien :
MI -LA- RE -SOL -DO- FA -SF9
n'était plus celle du ton de DO :
DO- RE -MI-FA- SOL-LA- SI\- DO m de FA :