CHAPITRE IV LES HUIT MODES EN PARTICULIER
Premier mode authentique échelle :
i genre diatonique. Les deux tétracordes doivent être sem-
Re-Do- Si - La — Sol- FA- MI -RE
Nti (Do) inférieur est proslambanomène (ajouté), afin de comitacorde Sol- FA-MI -RE -DO, et pour donner à la tonique ton inférieur DO -RE, de même que la dominante Ke (La) a Telle un ton Sol-La ; en sorte que DO est proslambanomène le inférieur, comme Sol est proslambanomène du tétracorde
îs de Re aigu et au-dessous de RE grave, les tétracordes re disposés comme ils le sont dans l'échelle du mode, avec ton u proslambanomène) intermédiaire,
CH. IV. — PRBMtEfi MODE 363
Audz&sus: Re-mi-fa%-sol-la.— Au dessous: RE-DO-Sty-LA-SOL.
Le premier mode chez les Grecs procède donc par télraphonie ou pentacordes, au lieu que chez nous il procède par octave ou diapason.
Dans la forme stichêrarique le premier mode a pour sons principaux RE et FA ; la note finale est RE, les repos dans le courant de la mélodie se font sur RE et sur FA. Mais, dans sa forme hirmologique, le Sol remplace le FA comme son principal et pour les repos '.
Le Lampadaire dit ailleurs dans une note fch. m, des Modes) : « La tonique naturelle du premier mode est Ke (La), et celle du deuxième un ton au dessus. Mais, parce que les modes deviennent alors trop aigus, nous transposons le deuxième mode en Ai (Sol), et le premier en n* (RE). Au reste, ajoute-t-il, la division de l'échelle, à partir de lia (RE), est la même qu'à partir de Ks (La) pour le premier mode ; pour le deuxième mode nous divisons à partir de ii (Sol), comme à partir de Zw (Si), et le plagal du deuxième mode est toujours une quinte au-dessous de Zw (Si), sur Dou (MI), de même que le plagal du premier mode reste établi sur H* (RE), une quinte au-dessous de Ks (La) 2.
Premier mode plagal (5* mode)
C'est un mode mixte, dont le tétracorde inférieur est diatonique, et le supérieur enharmonique. Son échelle est la même que celle du premier mode authentique, mais elle n'a pas de proslambanomène pour former l'intervalle Nri-IIa (DO-RE). En outre, elle offre cette particularité, qu'elle peut être ou entièrement diatonique, comme celle du premier mode, ou partiellement enharmonique.
Dans sa forme stichêrarique le cinquième mode procède diatoniquemen t ouenharmoniquement.S'ilest diatonique, ses degrés principaux sont RE,
* Pour les exemples relatifs à chaque mode, voir l'ouvrage de M. Bouhgauu-Ducoudiuy, 9 Cf. plus loin ch. v, II, pp. 37a et sq.
-Vil II
Sol, La; la finale est sur RE, et les repos intermédiaires se font sur Sol et sur La. S'il est enharmonique, Si '# et Sol deviennent degrés principaux, la mélodie se termine sur RE ou sur Sol, et les repos ont lieu sur La et sur SOL.
La forme hirmologique du cinquième mode emprunte une échelle différente, c'est-à-dire construite sur un autre degré, mais cependant avec des tétracordes de même espèce. Cette échelle, au lieu de prendre RE comme finale du mode, prend La, et à partir de ce La, soit en montant, soit en descendant, elle se construit avec les mêmes tétracordes que si elle commençait au Re aigu :
RE - mi- fa j) - sol -LA -si-do-re
Ses degrés principaux sont alors Zo> (SI) et Ai (so/), les repos se font sur Sol et sur La, et la mélodie se termine en La.
Deuxième mode authentique
JS
CD
hS
C'est l'échelle du deuxième mode, telle que les musiciens grées la construisent ordinairement, tout en affirmant qu'elle procède par diphonie DO -MI, MI -Sol, Sol- Si, ce qui ne peut être, puisque ces trois intervalles n'ont pas la même valeur. Ils l'appellent encore échelle chromatique du deuxième mode, en quoi ils se trompent également, comme nous l'avons vu plus haut.
Dans les chants slichérariques les sons principaux du deuxième mode sont MI et SOL, la mélodie repose sur les mêmes notes et se termine sur Sol. Quant aux chants hirmologiques, ils empruntent de préférence l'échelle du deuxième mode plagal, dont les degrés principaux sont alors