LES HUIT MODES EN GÉNÉRAL
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Les huit modes ne sont pas tous du même genre. Quatre sont du genre diatonique :
Le premier ÏKe (La) Le plagal du 1er . >$ na(jfte)
Le quatrième J\ Ai (Sol)
Le plagal du 4e * J^ Nti (Z)o)
Deux sont du genre chromatique :
Le deuxième -£ &, (SoZ) Le plagal du 2e ^.^s Ûa.(Re)
Les deux derniers sont du genre enharmonique : Le troisième i\ Ta. (Fa) | Le plagal du 3e (grave)
Zo> (Si)
« L'échelle-type pour tous les modes est l'échelle diatonique de deux octaves (du SOL au sol que nous avons transcrite, p. 350). Le genre chromatique altère d'une certaine manière les intervalles qui composent cette échelle (c'est-à-dire en y introduisant des demi-tons et des trihémitons à la place des tons, majeurs ou mineurs). Le genre enharmonique altère, lui aussi, ces mêmes intervalles qu'il divise en quarts et en tiers de ton, ce qui le rend plus artificiel et plus difficile. »
Voici maintenant, pour chacun des huit modes, les échelles modales dont ils font usage et leurs éléments constitutifs; ce sera suffisant pour en avoir une idée exacte.
vement est, en général, vif et animé, et la mélodie est presque syllabique ; dans les chants papadiques ou kalophoniques le rythme est, au contraire, grave et lent, les paroles sont rares et les raélismes nombreux ; quant aux chants stichèrariqucs, ils tiennent le milieu entre les deux autres, leur mouvement est modéré (Voir plus loin, ch. vi, du Rythme musical; — Voir aussi Études sur la musique ecclésiastique grecque, par L.-A. Bourgault-Ducoudray, ch. i, p. 10). On pourrait, de même, distinguer dans notre chant grégorien trois sortes de compositions musicales, distinctes, entre autres, par le mouvement rythmique qui leur convient le mieux. Les Antiennes (qui appartiennent originairement à la Psalmodie) sont de la forme hirmologique, leur mouvement est en général plus animé ; les Traits, réservés aux jours de tristesse et de deuil, correspondent au genre papadique et demandent à être chantés lentement, leur nom même l'indique; les Répons, qui sont de plusieurs sortes, suivant les parties de l'Office de nuit et de jour, ressemblent aux chants slichérariques des Grecs et ont une allure plutôt modérée que vive* Ces différences rythmiques ont leur importance au point de vue de l'expression musicale ; on ne les observe pas assez.