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Ce mode est du genre chromatique, disent les musiciens grecs. Ils devraient dire plutôt un mélange de chromatisme et d'enharmonie, puisque l'échelle est formée, non de demi-tons et de trihémitons, mais de deux quarts de ton, de deux demi-tons chromatiques, de deux trihémitons et d'un ton majeur disjonctif.
* Je dis à peu près: ils sont, en effet, composés de deux sortes d'interva/les, l'un plus petit, de sept parties, et l'autre plus grand, de quatorze parties. Celui-ci est donc le double du premier, lequel est censé valoir un demi-ton. Les deux petits intervalles réunis ont juste la même valeur que le grand intervalle. Il s'ensuit que le grand intervalle n'est plus un trihémiton incomposé, mais simplement un ton, valant deux demi-tons de sept parties chacun. Le défaut de l'échelle est dans la valeur trop grande donnée par les Grecs aux demitons diatoniques, qu'ils font tous plus grands que la moitié du ton majeur, au lieu qu'ils devraient être plus petits et valoir cinq et demi au lieu de sept. Mais il y a, avons-nous dit, bien d'autres inexactitudes dans la théorie musicale des Grecs, spécialement dans leurs échelles modales.
Dans les chants stichérariques les sons principaux sont SOL et REy et les mêmes sons peuvent servir soit aux repos intermédiaires, soit au repos final. Dans les chants hirmologiques on fait usage plutôt de l'échelle du mode authentique ; les degrés principaux sont alors SOL et MI, la finale est MI, et les repos se font aussi sur SOL.
Le deuxième mode plagal emploie encore trois autres échelles, une en montant et deux en descendant, qui renferment toutes les trois un tétracorde diatonique et un autre mélangé de chromatisme et d'enharmonie :
En montant
in
co
to
tz>
En descendant
fcsa
co
en
ai
to
Troisième mode authentique
Il a deux échelles, Tune diatonique, et l'autre enharmonique. La première peut être construite sur Nu (DO) ou sur Ta (FA), mais en conservant de part et d'autre les mêmes intervalles, et spécialement le triton de Si à FA en descendant ou de MI à Sfy.