CH. IV. — TROISIÈME MODE
L'échelle enharmonique a également deux formes différentes, suivant que l'intervalle de quart de Ion est placé entre MI et FA ou entre La
et Si\?.
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Quelle que soit l'échelle employée, les sons principaux du mode sont Ke (LA), Td (FA) et Ha (RE). Les repos intermédiaires peuvent se faire sur LA et sur RE, le repos final a lieu sur FA.
Au reste, dans l'échelle du troisième mode, le signe caractéristique du mode peut être placé non seulement sur FA et sur Si\?, mais encore sur La et sur Mi\?, et dans ce cas les intervalles sont disposés de telle sorte qu'au-dessus et au-dessous de l'indice on retrouve toujours les mômes tétracordes que dans l' échelle-type, celle qui a FA pour base.
Troisième mode plagal (septième mode)
Les Grecs l'appellent mode grave, parce que de tous les modes, en effet, c'est celui dont la base ou tonique est la plus grave. Il est diatonique ou enharmonique, et son échelle s'étend du SI grave au Si aigu.
« Lorsque le septième mode, dit le Lampadaire, parcourt diatoniquement l'échelle d'octave, il est appelé, et il est effectivement, le plagal du troisième mode, car le troisième mode diatonique, dont la base est Fa (Fa), procède dans le septième à la manière des modes plagaux et se repose sur le même Ta. »
On peut entendre cela de deux manières : 1° D'après la doctrine, non
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des musiciens modernes, mais des maîtres plus anciens, que rappelle Etienne et dont nous parlerons ci-après. Suivant eux, les quatre modes authentiques ont régulièrement leur tonique sur Ke, Za>, NrH U% (La- Si- Do- Re), et les quatre modes plagaux ont la leur une quinte au dessous, sur II*, Boj, Fa, Ai (RE -MI -FA -SOL). La gamme-type du troisième mode authentique est donc celle de DO, notre mode majeur; le plagal est construit sur la quinte inférieure FA, et son échelle procède par intervalles semblables à ceux du mode authentique, conséquemment avec le premier tétracorde FA -SOL- La- Si?. Les deux modes, l'authentique et le plagal, sont ainsi diatoniques, et leurs gammes se ressemblent, la première sur la tonique DO, et la seconde sur la tonique FA. Tout cela est juste et conforme à la doctrine des anciens, mais l'autre manière convient peut-être mieux à ce que dit ici le Lampadaire et à la théorie des modernes.
2° Ceux-ci prétendent que le troisième mode diatonique a deux échelles, Tune sur Nr4 (DO) qui est l'échelle-lype, et l'autre sur Ta (FA), ou échelle transposée. Le septième mode diatonique seraitdonc le plagal du troisième à la manière grégorienne, c'est-à-dire qu'il aurait avec le troisième mode authentique, construit sur Ta (FA), même échelle, même finale et même dominante, mais en renversant les tétracordes et en commençant la gamme par le tétracorde supérieur ou la dominante. En d'autres termes, l'échelle du septième mode diatonique serait celle du troisième mode diatonique sur DO, avec cette différence que la finale serait FA, et non pas DO, la dominante DO, au lieu de Sol, et le Zw (Si) serait bémol pour former le tétracorde FA - Sol- La - Si]?.
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Les exemples cités par M. Bourgault-Ducoudray comme mélodies du troisième mode plagal, ou septième mode diatonique, confirment cette manière de voir. De fait, c'est la vraie manière de plagaliser le troisième mode construit sur la tonique FA; mais ce n'est pas le vrai mode grave