RE
MI-
MI
1** las tienne mi - fa- sol- La- sty - do- Re
quinte quarte
2e Mixolydienne fa - sol - La - si\? -do- re - Mi
quarte quinte
3* Syntonolydienne - FA -sol- la- si - Do - re- mi
quinte
quarte
4* Lydienne FA - sol -la- si- Do -re- mi - FA
quinte quarte
5e Phrygienne SOL - la- si^- do - Re -mi- fa- SOL
quinte quarte
6e Dorienne La - si\? - do -re - Mi -fa- sol - La
quinte quarte
4 Je crois pouvoir compléter l'harmonie iastienne, en ajoutant la corde qui manque au grave. L'absence de cette corde grave peut s'expliquer par le fait, que ces harmonies ont
Mt
436 APPENDICE jlll
2" La notation, dont s'est servi Qitintilien dans son diagramme des six modes anciens, est celle du ton hypôlydien et du petit système parfait, c'est-à-dire avec le tétracorde des synemmenon. L'harmonie lydienne seule fait exception : l'échelle enharmonique emploie le tétracorde diezeugmenon et place ses deux diczes enharmoniques de SI à DO. La raison en est, sans doute, une particularité du genre enharmonique, qui n'aime pas dans son échelle modale les deux tétracordes enharmoniques conjoints, li l'évite, en effet, partout ailleurs, soit en plaçant la disjonction entre les deux tétracordes (doricn, phrygien), soit en décomposant le diton incomposé et en rétablissant la corde lichanos diatonique, qui n'existe régulièrement pas dans le genre enharmonique (mixolydien), soit enfin en supprimant le deuxième tétracorde enharmonique fiastien et synlonolydisti). Mais ces deux derniers moyens ne pouvaient convenir au mode lydien, l'un des trois principaux, avec le dorien et le phrygien. Son échelle devait être aussi parfaite que possible, c'est-à-dire former un diapason complet, être divisée en deux tétracordes que sépare le ton disjonclif, et faire entendre le dièze enharmonique dans chacun des deux tétracordes. Cela était facile dans les deux échelles du mode dorien et du mode phrygien, beaucoup moins dans celle du mode lydien. En lui conservant sa forme régulière :
FA-LA-%-8ï9-Re-Mi-%-Fa
il perdait sa quinte ou dominante. Si, au contraire, pour conserver la dominante, on supprime le premier diton enharmonique:
FA-LA-%.-Si\?-Do~Mi-#.-Fa
le premier tétracorde est incomplet, la disjonction disparait et est remplacée parun diton irréguiier. Les anciens tournèrent la difficulté, en com-
ète ordonnéesen vue des instruments qui les accompagnaient d'ordinaire. Ces instruments pe descendant pas au-dessous de l'hypate des moyennes (MI), ils ne pouvaient faire entendre le RE, lichanos liypalon. Nos (lûtes ordinaires en HE, sans patte d'f.T, ne peuvent non plus descendre jusqu'à la Ionique 1)0, et leur tahlature m: contient pas celle noie.
LA. MUSIQUE GRÉCO-ROMAINE ET l'oCTOECHOS
posant l'échelle enharmonique lydienne, comme le montre le diagramme d'Aristide Quinlilien: au lieu- du tétracorde synemmenon, qu'emploie la forme diatonique normale, ils se sont servi du tétracorde diezeugmenon, et ils ont fait commencer l'échelle, non pas à la tonique modale, mais au dièze qui précède. De la sorte, ils ont eu un diapason complet et régulier, deux tétracordes séparés par la disjonction et faisant entendre le dièv.e enharmonique au-dessus et au-dessous du ton disjonctif, les degrés essentiels du mode, tonique et dominante, tout ce qui était nécessaire, en un mot, pour constituer une échelle modale aussi parfaite que possible dans le genre enharmonique.
3° La notation hypolydienne écrit les six modes dans un ton en\? (le ton dei^ : cf. Etude //% ch. v, § 1). Il faut, pour les avoir dans le ton naturel et à leur véritable place sur l'échelle de Pythagore, les transposer une quarte plus bas. On obtient alors les six gammes naturelles diatoniques et modales ci-dessous :