III. — LES TROIS GENRES
de suite que la théorie des Grecs et leur manière t loin d'être scientifiques ; c'est bien plutôt une :Iant sur un fond, vrai d'ailleurs, mais trop ■ons ce fond des surcharges de la fantaisie, et le croire, les vrais genres musicaux, ceux que la
ne répudiera pas.
! mélodie, un chant? D'une suite de sons espacés inés et se succédant dans un certain ordre, qui
les sons eux-mêmes, dont on fait usage en ils, et qu'est-ce qui les ordonne? Toute gamme a îomône de la résonnance multiple, nous l'avons ïmière Étude, et c'est la génération harmonique is les arrangements que les sons peuvent recevoir
rs manières de disposer les sons? Peut-on de la i-moniques tirer plusieurs échelles différentes, où i de mélodies, qui possèdent chacune son genre lier? Oui, la série des générations harmoniques, : se forme et par la multiplicité des matériaux .usical, peut servir à composer plusieurs échelles actère propre, leur forme et leur constitution à
certain nombre de gammes sut generis, où la rande variété d'éiéments propres à exprimer les s humains.
;res peut-on ainsi disposer les sons fournis par la
combien d'échelles différentes sont possibles en 1 n'y a que trois manières de former l'échelle série des générations harmoniques ne paraît pas un plus grand nombre d'arrangements, d'où l'on ion d'intervalles mélodiques. Dès lors, il ne peut y i musique, c'est-à-dire trois sortes d'échelles des animes musicales, conformes aux données de la u compositeur.
it aisé de le comprendre, si l'on se rappelle que cal fourni par la nature, je veux dire par la gêné-
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84 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE
ration harmonique, c'est X intervalle-limite , le cadre naturel et nécessaire qui devra renfermer tous les sons musicaux, quels que soient leur nombre et la distance, ou intervalle, qu'ils observent entre eux. Toute échelle musicale se trouve forcément contenue dans ces limites; son point de départ et son point d'arrivée, son premier degré et son dernier sont déterminés invariablement; seuls les échelons intermédiaires peuvent varier, et cela de deux manières : par le nombre et par l'écartement ou le rapprochement des degrés placés entre le premier et le dernier de l'échelle. Mais là est aussi le principe d'une différence générique entre les diverses échelles, qu'on peut construire avec les matériaux fournis par la génération harmonique.
Nous avons dit, en effet, que, pour trouver les sons intermédiaires propres à remplir l'intervalle-limite du son fondamental à sa première génération identique, FA à FA, il suffit de répéter un certain nombre
de fois ce que la nature fait elle-même dans la résonnance harmonique, en prenant successivement comme son fondamental la première génération distincte de chaque série harmonique. Cette première génération distincte, dans la série qui a FA comme son fondamental, est DO. Con-
sidéré comme son fondamental et générateur d'une nouvelle série, DO produit sa première génération identique, Z)0, suivie de la première génération distincte, SOL; SOL h son tour devient son fondamental et produit
une troisième série, où SOL est première génération identique, et RE pre-
mière génération distincte. On continue de la sorte à former autant de séries harmoniques et à produire autant de générations distinctes, c'est-àdire de sons nouveaux, qu'on en veut introduire dans l'intervalle-limite, pour en former une échelle musicale, apte à la mélodie.
Combien faut-il donc de ces générations pour composer l'échelle? Cela dépend du genre ou de la forme particulière qu'on veut lui donner, car, suivant que vous prendrez ces générations en plus ou moins grand nombre, vous composerez une échelle d'un genre différent. Prenez, avec le son fondamental, quatre générations distinctes seulement ; ordonnez ces cinq sons d'après leur nombre acoustique, vous aurez l'échelle du genre anèmitonique ; au lieu de quatre générations, en prenez-vous six, ce sera