‹ Études de science musicaleChapitre 43 sur 220 · BL · texte numérisé non relu

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Ces quinze échelles appartiennent toutes au genre diatonique, leur constitution musicale étant la même ; elles diffèrent les unes des autres par les éléments qui ont servi aies former et par la place qu'elles occupent dans l'échelle totale des sons, car il y a entre la plus grave, celle de Si (?, et la plus aiguë, celle de LA, un intervalle de septième majeure, dans lequel toutes les autres sont échelonnées de demi-ton en demi-ton ; sauf deux, celles de Do |? et de Fa \?, qui ne sont qu'à la distance d'un comma des échelles de SI et de ML

1 Je fais pour le moment abstraction complète de tout système musical régulièrement constitué, et je prends l'échelle telle que la produit naturellement et en quelque sorte matériellement la génération harmonique, cYst-à-dire en lui donnant toujours comme tonique le premier terme de la série des sept quintes continues. Nous verrons plus loin comment ces échelles doivent être ordonnées, pour devenir des modes musicaux.

ne a tiré le meilleur parti des quinze échelles du 'X

en a fait ses tons, qui offrent tant de ressources au ■£ nde variété de mélodies, par le moyen des modu-

nous en occuper plus tard. 'jt

emarque sur l'échelle du genre diatonique, c'est >s

ment être composée de sept quintes et non davan- ù

is la série des quintes un nombre de termes ou plus - '

sort par là même du genre diatonique pourentrer j|

ou anémitonique dont nous avons parlé déjà, ou :\

is parlerons bientôt. La caractéristique du genre p

*ment son échelle formée de sept quintes et divisée -aj

rvalles de tons et demi-tons. .1

împle, l'échelle diatonique de FA, la première des -3

ept quintes qui la composent sont les sept quintes jj

H DO - SOL -RE -LA -Ml -SI «

admettre d'autres, ni en avoir moins, sans changer ^

Ire l'échelle diatonique de FA. Si on retranche la J

échelle sera incomplète, et l'intervalle de tierce '•,

DO, n'étant plus divisible en ton et demi-ton, ne ,.-=:

il devient anémitonique. Si, au contraire, on ajoute ■

le SI [?, aux sept de l'échelle, celle-ci comptera plus "i

ra huit intervalles, dont un ne sera pas diatonique, (jj ou 81}?- jS* t| : elle passera donc du genre diamatique.

toute mélodie du genre diatonique, composée sur :e genre, doit nécessairement ne renfermer que les :helle. Si elle en contient d'autres, ce ne peut être Dis raisons suivantes: 1" ou bien parce qu'il y a tion de l'échelle et que le chant n'appartient pas à à une autre ; 2° ou encore par suite d'une mutation de la mélodie, par ce qu'on appelle dans la musique lion ; 3° ou enfin ce ne sont que des notes de pasla mélodie, qui ne font pas corps avec elle et

92 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE

pourraient en être retranchées sans inconvénient. Des exemples le feront mieux comprendre.

I. — On sait que, dans le plain-chant, d'après la théorie communément adoptée, l'échelle du premier mode est l'échelle naturelle, la première des quinze dans le tableau de la page 90, mais avec RE comme tonique :

RE- MI -FA - SOL -LA -SI -DO -RÉ

Une mélodie du premier mode en plain-chant doit donc être composée sur cette échelle et non pas sur une autre, qui renfermerait des sons étrangers à celle-là. Or, les livres de plain-chant contienneift une foule de mélodies, antiennes, hymnes, etc., qui sont indiquées comme appartenant au premier mode et dont l'échelle cependant renferme une note, un SI [?, étrangère à la gamme naturelle de RE.

Voici, par exemple, l'hymne Vexilla Régis prodeunt , telle qu'elle est écrite dans l'Antiphonaire K

N# 1 IV* Mode transposé. — Tonique RE. Dominante LA,

te

Ve - xil - la Re

gis

prod

e uni,

Fulget cru - cis mys

ri - um, Qua vi - ta mor - tem per - tu - lit,

Et mor-te

tam pro - tu - lit.

11 est évident que cette mélodie ainsi notée n'appartient pas à l'échelle naturelle de RE, puisque le SI fc] y est remplacé par Si ^ mais à une autre échelle formée des sept quintes suivantes :

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