SI\>- FA - DO - SOL - RE - LA- MI
< Le rythme adopté dans tout le cours de cette Étude trouvera son explication et sa justification lorsque je traiterai la question du rythme dans la musique grégorienne.
le échelle, la gamme du premier mode devrait avoir pour ( RE, mais SOL :
SOL LA Sty DO RE MI FA SOL;
; complètement semblable à la gamme naturelle de RE, donc erreur de notation et, pour restituer l'hymne Vexilla i mode et à son échelle naturelle, il la faut noter dans la
LA SI DO RE MI FA SOL LA
tas besoin alors de recourir à une note étrangère, son rement diatonique :
très mélodies, l'hymne Salvete, flores martyrum, par qu'elles sont notées dans les livres de chant, prennent t tantôt le Sfy. C'est une preuve que la mélodie fait une st-à-dire qu'il y a passage du mode et du ton primitifs on ou un autre mode ; il ne s'agit que de déterminer quel ode et le ton principal du chant, pour reconnaître ensuite effectuée. Tout bon musicien doit être capable de faire ce
l'hymne citée, Salvete, flores marlyrum, le Si? appartient if de la mélodie, le SI a n'est qu'accidentel et constitue la s lors, il faudra noter celte hymne de la manière suivante :
r vwtot'"* »iaPT
94 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ie' TRAITÉ : HARMONIQUE
Le mode est en LA, mais avec une modulation passagère dans le ton ou échelle de MI au second vers de la strophe, et retour immédiat au ton
de LA K
III. — Enfin, le plain-chant ne renferme guère de mélodies où l'on ait fait usage des notes de passage, empruntées à l'échelle chromatique : parfois seulement le FA , le DO et le SOL peuvent être diézés entre deux SOL, deux RE ou deux LA, pour adoucir l'intervalle un peu dur du ton plein. Ces dièzes ne sont alors qu'un accident de la mélodie, ils ne font pas partie de son échelle.
L'hymne Audi, bénigne Conditor, offre un exemple de cette altération du SOL :
Au - di,be-ni - gne Con • di - tor, Nos - iras pre- ces cum fie - ti-bus,
EfljJrirrrir '^
kLhoc sz-cni jpt - ju - ni - o
Fu - sas quadra - ge - na - n - o.
Le SOL peut être diézé à Audi, parce qu'il n'est là que comme note
d'agrément et de passage, il pourrait être retranché sans inconvénient
pour la mélodie; mais plus loin, à Conditor et à quadragenario, le SOL est parlie intégrante de la mélodie, il doit appartenir à l'échelle du mode
et ne pourrait être diézé sans constituer une modulation, une altération
du genre diatonique.