‹ Études de science musicaleChapitre 46 sur 220 · MI -FA- SOL - LA — SI- DO - RE -MI · texte numérisé non relu

MI -FA- SOL - LA — SI- DO - RE -MI

i" tétracorde - ton ■ 2* tétracorde

diijonclit

n soit de cette disposition, que nous examinerons plu ; l'échelle du mode mineur, si on y introduit un Iril t SOL\, ne reçoit la forme chromatique que dans un ies, l'autre gardant toujours sa forme diatonique. Elle e enre chromatique et moitié du genre diatonique : c'est u i certainement sa raison d'être et son caractère propr î un genre complet. Que faut-il pour le rendre tel ? ! ir une même forme aux deux tétracordes et placer un t >0 et Re\, comme entre FA et Sol\ : on aura alors 1 e suivante :

100 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — IeT TRAITÉ : HARMONIQUE

ou encore :

ton

Ion

7jf^

gJ l o

zz

zz

i±rzz

l"r télracordo

2' tétracorde

2e tétracorde

l-f tétracorde

C'est ainsi qu'avaient fait les Grecs en composant leur échelle du genre chromatique, mais avec d'autres éléments que les nôtres :

ou ;

trlrarorde — ton — tétracorde

lélracorde — ton — tétracorde

ÉfHâ

fe=°:

2ZS

2ZjfZ2

gPtlQ O

ZÇjfZZ

zc

t^BW Q

tétracorde — ton — tétracorde

tétracorde — ton

tétracorde

Il est vrai qu'ils sont partis pour cela d'un principe bien différent de ce qui précède, principe faux, dont ils ont tiré des conséquences plus fausses encore, ainsi que je le montrerai en son lieu. Quant à leur échelle chromatique, elle est mal constituée au double point de vue mélodique et harmonique : avec Fa\et Do\ l'intervalle de demi-ton chromatique reste en l'air sans appui, parce qu'il n'a pas sa résolution naturelle et forcée sur le demi-ton diatonique supérieur. Fa \ et Do i sont ici deux notes appelantes, qui demandent à se reposer sur le SOL et sur le RE ; or l'échelle ne contient ni SOL ni RE, il en résulte que les intervalles sont défectueux et contraires au sens musical. Avec Sol? et Re\?, l'intervalle de trihémiton SOL}?- LA :, Re p - JZ/tj, est au plus haut point attractif, en montant comme en descendant : LA i et MI\, en montant, ont leur résolution nécessaire sur SI?elFA; Sol?elRe?, en descendant, exigent de même FA et DO. 11 ne peut donc y avoir après LA un ton, et MI ne peut être la tonique de la gamme, le sentiment du repos faisant ici complètement défaut (V. plus loin, ch. îv, § H, 1).

Tout autre est l'échelle chromatique, que nous avons composée avec

CH. III. — GENRE CHROMATIQUE

i mode mineur. Elle renferme deux notes sensi . Bel, qui font chacune leur résolution naturelle, . 41; deux autres notes sensibles en descendant, DC ent leur point d'appui sur SI et sur MI. Mélodiqi les intervalles, est parfaite ; harmoniquement, 1 Sol fi, DO - Re fi, font partie de deux accords de s

ni tous les deux au mode mineur et ont, dans le < ition normale sur les accords de LA mineur et nd accord de septième peut même remplacer sa p Re\-Fa\> par une tierce diminuée, itefi- Fah, pc . constitution chromatique de l'échelle :

: chromatique est donc régulièrement constituée, ( josilion de mélodies d'un genre particulier, qui ■ n tout autre caractère que les mélodies diatonic peut-être, y trouver des ressources inconnues ji nu si cal.

de plus de sept degrés. — Existe-l-il quelque ] i gamme renferme plus de sept sons, dont l'échi t divisée en plus de sept degrés ou intervalles?Je ît aucune de ce genre. J'ai déjà montré, dans ne j'en prenant comme types des intervalles musi les compris entre le nombre 8 et le nombre 16, 1' *ie harmonique (voir 1" élude,, page 16), on obtient sée non plus de sept degrés diatoniques, mais

«Il

Wf .

102 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE

dont la valeur diminuerait progressivement depuis le ton ( = ô) jusqu'au

demi-ton( = Tw J. Cette gamme n'a jamais été employée, la nature même

de ses intervalles la rendrait peu mélodique et, harmoniquement, elle serait impossible par la défectuosité de ses accords.

Mais une échelle de plus de sept degrés, composée des éléments fournis par la série des quintes, n'offrirait pas les mêmes inconvénients. Ses intervalles seraient tous mélodiques, non moins qu'harmoniques ; il en résulterait seulement une augmentation des demi-tons dans la gamme et, par conséquent, des mélodies plus divisées, à intervalles plus serrés, plus condensés.

Toutes les méthodes de musique renferment une échelle chromatique, d'ordinaire assez mal composée, et qui, régulièrement, devrait être présentée sous la forme suivante x :

— — ■ „ ^^e-Oo Q

" OPO iTjfr-gr

^rcBWobcte^

Nous n'avons point là l'échelle d'un genre de musique, ce n'est qu'une division de la gamme diatonique en douze demi-tons inégaux, un magasin d'intervalles chromatiques où les compositeurs peuvent choisir ceux dont il leur plaît d'enrichir leurs mélodies. Une échelle musicale divisée tout entière par demi-tons n'a rien de mélodique ; la diversité des intervalles est une condition essentielle de beauté et de perfection en musique. Toute gamme du genre chromatique doit donc être composée d'un mélange de tons et de demi-tons, ordonnés d'après les lois de succession mélodique et d'accord harmonique.

Il y a sans doute plusieurs manières de faire ce mélange. Comme exemple, en voici deux qui me paraissent réunir toutes les conditions scientifiques et artistiques.

4 La succession et l'enchaînement des intervalles chromatiques sont soumis en musique à des règles parfaitement déterminées, qui se rattachent à la théorie des modulations harmoniques. Nous en traiterons à propos de la musique moderne.

Page 1