‹ Études de science musicaleChapitre 48 sur 220 · CH. III. — GENRE ENHARMONIQUE · texte numérisé non relu

CH. III. — GENRE ENHARMONIQUE

a différence, l'opposition même, qui existe entre ce genre îe des Grecs et le genre anémilonique des Chinois : l'un intervalles aussi grands et aussi semblables que possible, en les demi-tons ; l'autre affecte de diviser même les intervalles », et il les désunit, en les séparant les uns des autres par un agéré de dilon.

ons-nous de le dire, c'est là un genre absolument fantaisiste, idé sur rien dans la nature. Le quart de ton n'existe nulle qu'en acoustique les intervalles ne se divisent jamais égales : l'octave se subdivise en quinte et en quarte ; la Jerce. majeure et en tierce mineure ; la quarte, en tierce ton; et le ton, en deux demi-tons inégaux, l'un diatonique, natique. Le diton lui-même, tel qu'il est formé par la réson- )nique, contient deux intervalles inégaux, le premier majeur, ort est 9 : 8, le second mineur égal à 10 : 9. Tout cela est tns la série harmonique :

Série harmonique.

ÏÔL-DÔ'liï^SÔL^SI^-XiO^nÏÏ^MI-FA -SOL, etc..

on du demi-ton diatonique en quarts de ton n'est donc pas le genre enharmonique n'a pas de raison d'être. C'est une de i coutumières aux musiciens grecs, avant et après Aristoxène, rent fait de la musique un art qui ne relevait que de l'oreille nent, mais point de la science ni des^ nombres. Nous en d'autres, en exposant leur système.

par conséquent, trois genres possibles en musique : le genre .•dans lequel le plus petit intervalle mélodique est le ton : le ùque, qui procède par tons et demi-tons diatoniques seuleîre chromatique, où l'on fait usage également des demi-tons 3, tantôt plus et tantôt moins, suivant le système adopté, ons, d'ailleurs, qu'une mélodie n'appartient pas toujours, et

106 IIe ÉTUDE .* MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE

d'une manière exclusive, à l'un ou à l'autre de ces trois genres; ils peuvent être mélangés et deviennent alors une source de variété presque infinie pour l'expression musicale. La musique la plus riche, la plus parfaite, sera celle qui met à la disposition du musicien les trois genres parfaitement constitués et pourvus d'une échelle régulière. Qu'en est-il, à ce point de vue, de la musique grégorienne ?

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