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V. — Des genres dans la musique grégorienne

La musique grégorienne ne connaît qu'un seul genre, le genre diatonique, celui des trois qui est certainement le plus simple, le plus naturel et le premier cultivé parmi les hommes. Toutes ses mélodies, même les plus anciennes, celles qu'on peut regarder comme primitives, par exemple le chant des Psaumes, celui de la Préface, du Pater, le Gloria in eoccelsis, etc., sont composées sur une échelle diatonique, où les tons et les demi-tons se trouvent disposés dans le même ordre que nous gardons aujourd'hui encore.

A en juger donc par les monuments de l'art musical grégorien, tels qu'ils nous sont parvenus, il ne peut y avoir le moindre doute sur ce point. Seuls, quelques textes des théoriciens du moyen âge font difficulté, parce qu'ils semblent indiquer qu'à cette époque on faisait usage, dans le chant de l'Église, de plusieurs genres.

C'est ainsi que le monocorde continuait à être divisé, non seulement dans le genre diatonique, mais aussi chromatiquement et enharmoniquement. Certains auteurs mentionnent les trois genres de musique, comme chose connue et usitée encore de leur temps ; d'autres font une distinction entre ces trois genres, qu'ils ne considèrent point comme également convenables à la musique de l'Église1. Parmi ces derniers, citons l'Anonyme I, qui s'exprime de la manière suivante au commencement de son traité :

4 Cf. ap. Gehbert, tom. I. XI. Hucbaldi Musica, Divisio monocordi. XI V. Adelbouh Musica. Monochordi per tria gênera partitio. XV. Bernelim, Mensura fistularum et monochordi. XVI. Anonymi I, Musica. It. Anonymi II, Tractatus de musica, t. II. Guidonis Aretini, Micrologus.

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