‹ Études de science musicaleChapitre 59 sur 220 · FA- FA - DO - FA · texte numérisé non relu

FA- FA - DO - FA

verser un intervalle, c'est intervertir l'ordre de succession ou do simultanéité des ; qui composent cet intervalle, c'est placer en bas le son qui est en haut ou, rociproplacer en haut le son qui est en bas. Pour cela, il est évident que le son ainsi )il changer de diapason ot élro pris à I urlave inférieure nu supérieure, suivant que emenl se fait par eu haut ou par en bas ; les exemples ci-après expliquent mieux alion. Ajoutons que le renversement-des intervalles a lieu aussi bien dans la niédans l'harmonie ; seulement, dans l'harmonie, les deux sons résonnent ensemble ;ent, par le fait du renversement, deux consonnanc.es distinctes, l'une de quinte de quarte, tandis que dans la mélodie les deux sons no se foui enlendre qui' l'un treet forment deux mouvements de la voix, l'un par intervalle de quinte, et l'autre ' aile de quarte.

IIe ÉTUDE ! MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE

Donc encore, tout mouvement de la voix s'abaissant d'un son quelconque à sa quarte inférieure ne peut naturellement et régulièrement s'y arrêter, comme à son terme; il demande à descendre encore ou à revenir à son point de départ. Au contraire, tout mouvement de la voix, s'élevant d'un son quelconque à sa quarte supérieure, trouve là son repos, il ne tend plus ailleurs l.

Dans la musique moderne ce double rôle de la quinte et de la quarte, sans être ni bien compris ni assez expliqué, est cependant utilisé sous les noms de dominante et de finale ou tonique. La dominante, c'est la quinte supérieure du ton (ou la quarte inférieure) ; la finale, c'est le premier degré de la gamme, toujours à la quinte inférieure ou à la quarte supérieure de la dominante, et cela dans tous les tons comme dans tous les modes. Or la quinte supérieure est appelée dominante du ton, non seulement parce qu'elle a une part prépondérante, après la tonique, dans la détermination du ton, mais aussi et surtout parce qu'elle marque le point culminant du mouvement mélodique, lequel, arrivé là, ne peut que revenir sur lui-même pour trouver son repos sur la tonique ou finale, soit en montant à la quarte supérieure, soit en descendant à la quinte inférieure.

C'est précisément ce qui a lieu dans la résonnance harmonique : du point de départ bien établi par la répétition du son fondamental à l'octave, on s'élève à la station de mouvement, qui est la quinte, pour aboutir et se reposer sur la tonique, deuxième octave du son fondamental.

Cela étant, et il ne semble pas qu'on puisse contester la vérité des observations ci-dessus, puisqu'elles ne font que constater pn fait musical, inhérent tout à la fois à notre organisation acoustique et à la disposition

A On objectera sans doute le rôle, que joue dans la musique harmonique la cadence plagale, qui se fait précisément à la quarte au-dessus de la tonique ; mais on voudra bien observer aussi que cette cadence produit un effet particulier et qu'elle n'est pas de sa nature, tout le monde en convient, propre à caractériser le ton et le mode auxquels elle appartient; elle laisse, au contraire, après elle, le sentiment indécis de la tonalité, et il faut toute la persistance de l'impression produite par l'ensemble des accords précédents, pour que l'oreille soit bien fixée sur la véritable tonalité du morceau. Tout autre est la cadence parfaite, qui arrive à la tonique par la quinte supérieure ou la quarte inférieure. Là, le sentiment du repos linal est nettement accentué, on sent que l'accord de dominante, accord de mouvement, prépare et fait désirer l'accord de tonique, accord de repos. D'où vient la différence- d'impression produite par ces deux sortes de cadences harmoniques, sinon de ce que la quarte supérieure n'est pas, comme la quinte, un intervalle de mouvement, mais de repos ?

îrvalles qui enchaînent l'un à l'autre tous les sons le; cela étant, dis-je, nous pouvons déterminer le ntiel d'un mode, le principe du mouvement et de la

ical régulièrement constitué doit avoir sa finale, sa dominante, élément de mouvement, et celle-ci ne ite au-dessus de la finale, en ce moment, cela viendra plus lard, si la finale du premier degré de sa gamme, ni si un chant peut se lent sur un autre son que la finale ; je pose ipe que le mouvement et le repos mélodiques font in mode musical. Je dis qu'un mode qui manquerait nt vital ne serait plus un mode; ce serait un corps position de molécules musicales qui n'auraient entre yant ni ordre ni subordination de l'une à l'autre, slinction même des modes deviendrait impossible, ut ce qui fait leur caractère propre, ce qui les difféutres. Il ne resterait plus qu'une échelle çj^s sons, voix humaine, mais une échelle confuse, unique, sans leur, dès lors que la voix pourrait la parcourir d'une , monter, descendre, s'arrêter où il lui platt, unir les intervalles au hasard, suivant le seul caprice de it partant d'un degré et tantôt d'un autre , se t sans règle aucune, ne laissant nulle part à l'esprit Ile, l'impression d'un mouvement bien ordonné, le s régulier et pressenti. Évidemment, ce pourrait être sou moins fantaisiste, ce neserait pas de la musique, posez une gamme régulièrement constituée, celle de

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