‹ Études de théologie de philosophie et d'histoireChapitre 34 sur 70 · FLAVIA DOMITILLA · texte numérisé non relu

FLAVIA DOMITILLA

0 Jésus, divin Sauveur, protégez-nous ; inondez nos âmes de cette lumière que vous communiquez aux âmes pures. Je vous en supplie, soyez-nous favorable.

LA JEUNE DOMITILLA

Et vous aussi accompagnez nos pas, ô dame du paradis, ô Vierge, ô mère des vertus, délices du ciel et de la terre !

Cette scène , où la grâce ravissante de l'art grec s'allie si ij. 25

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(lélicateinenl à Tangéliquc naïveté de la piété chrétienne» emprunle encore un nouvel intérêt à la condition des personnages. Quelle heureuse inspiration de peindre rintérieur d'une telle famille au premier siècle de TËglisel^Mais on s'étonnera sans doute de voir des femmes sur un théâtre de collège. L'éditeur belge remarque expressément que cette s(.ène fut retranchée à la représentation ; et en effets elle est épisodique et ne tient pas essentiellement à l'action principale. Toutefois, ajoute -t -il, nous l'avons conservée à sa place première, pour que rien ne pérît de ce chef-d'œuvre : Vt ex opère prœclaro nihil periret.

La suite du drame nous ramène vers Apollonius et le consul Yalens. Le magicien invite son ami à se mettre sur les rangs pour l'empire ; il regarde comme assurée la perte des deux césars chrétiens. Yalens résiste d'abord, mais finit par entrer dans les vues d'Apollonius : les nouveaux pages éthiopiens les aideront à conduire cette grande entreprise. Le consul s'éloigne, et l'adroit Cappadocien donne ses dernières instructions aux seize ministres de la vengeance, qui vont paraître devant l'empereur. Mais tout à coup ces malheureux tremblent, s'agitent, poussent des cris :

Fuyons, amis, fuyons. Rentron? dans Tabîme. C'est fait de nous.

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