‹ Études de théologie de philosophie et d'histoireChapitre 35 sur 70 · UN AUTRE · texte numérisé non relu

UN AUTRE

Oui, le docteur du l'Asie, le seul (jui vive encore du collège dee

X ROM£ l'AxN 1000. 387

apôtres, cet oracle des chi'étiens, ce vieillard à la formidable pai^ole, jadis le favori de THomme-Dieu.

AFOUONIUS,

Et d'où vient -il donc si soudainement? 0 contre -temps! ô malheur I nous sommes vaincus. Quoi ! Jean dans Rome à mon insu ! Je Favoue en rougissant , c'est le seul homme devant qui Apollonius ait appris à trembler. Vous , ma troupe fidèle , éloignez-vous ; que la maison du consul soit votre asile. Mol , je reste pour le sonder... Il vient. Ah ! je ne puis soutenir son regard ni le son de sa voix.

L'apôtre parait accompagné de quelques disciples ; il raconte en détail les folies, les erreurs, la défaite de l'hérésiarque Cérinthe. Bientôt les jeunes chrétiens de Rome, informés du retour de Jean, accourent en foule auprès de lui. Le chœur chante sa bienvenue, et l'invite à se rendre au palais de Clémens, où l'attend une cordiale hospitalité. Apollonius, caché dans un angle du théâtre, écoute en frémissant ces récits et ces hymnes de joie. Mais , au moment où les chrétiens annoncent à leur apôtre vénéré l'heureuse, la grande nouvelle, que l'empereur va donner le sceptre aux deux fils de Flavius Clémens , le magicien s'écrie tout à coup : « Ils nel'ont point encore... Nondnm dédit. j> Ces mots inattendus attirent sur Apollonius l'attention de Jean , qui se détourne et reconnaît un ancien adversaire déjà souvent lerrassé, l'accable du poids de sa sainte indignation, et, malgré ses insolentes répliques , l'oblige à se retirer couvert de honte.

Puis il invite les chrétiens , débarrassés de la présence d'un homme impur, à redoubler leurs chants pieux, à célébrer le véritable maître de la vie.

388 tXE TllAG^I£ lATINE

LE GUaSDR.

Chantons^ nous aussi^ la Vierge Mère î

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