HÉPATIQUE
La méthode est toujours la même : deux chiens à peu près de même poids et de la même portée sont soumis à un jeûne de 8 jours, puis à une alimentation uniforme ; un seul prend chaque jour un poids déterminé de bicarbonate de soude.
Après un laps de temps plus ou moins long qui, en général, est de 2 à 3 mois, l'animal est sacrifié par piqûre du bulbe ; une portion du foie, dont on connaît le poids, est extraite en quelques secondes, plongée dans l'eau bouillante, pesée, puis sectionnée en petits fragments,
enfin comprimée et réduite en pulpe, soumise ensuite à douze ou quatorze lavages à l'eau bouillante.
Toutes les eaux de lavage sont soumises à l'évaporation au bain-marie ; lorsqu'elles sont réduites à 20 ou 30 ce, on ajoute 4 à 5 gr. de pancréatine ou de macération de pancréas; le contact est maintenu pendant 12 à 14 heures, temps suffisant pour la transformation du glycogène en glycose, qui est dosé par fermentation dans le vide à 40°.
La transformation est complète, car le liquide qui a fermenté est remis de nouveau avec de la macération de pancréas, soumis ensuite à l'action de la levure; la fermentation ne donne qu'un chiffre de CO2 égal à celui de la normale; de cette manière, on est bien sûr que le glycogène est complètement transformé.
Sous l'influence du bicarbonate de soude, le glycogène est tantôt un peu augmenté, tantôt un peu diminué. Par exemple, dans la première expérience, le glycogène transformé estreprésentépar l'acide carbonique qui estdel77cc. CO20/0. Chez l'animal témoin (cinquième expérience), on trouve comme représentant le glycogène 145 ce. CO2 0/0, chiffre un peu inférieur au précédent.
Dans la deuxième expérience, le glycogène a pour représentant 113 ce. 2 0/0, chiffre inférieur à la normale.
ï, — Action du bicarbonate de soude sur les hydrates