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19 mars.
— L'urine
est de 1.500 ce
, la glycose
de
60 gr. 58.
20 mars.
— L'urine
est de 1.800 ce,
la glycose
de
69 gr. 88.
Commence à prendre chaque jour 5 gr.
de bicarbonate
de soude.
21 mars.
— L'urine
est de 1.400 ce et la glycose
de
58 gr. 73.
22 mars, — L'urine est de 1.800 ce et la glycose de 79 gr. 94.
23 mars. — L'urine est de 1.500 ce et la glycose de 49 gr. 41.
24 mars. — L'urine est de 1.750 ce et la glycose de 66 gr. 39.
25 mars. — L'urine est de 1.400 ce et la glycose de 63 gr. 53.
7 avril. — L'urine est de 2.300 ce et la glycose de
8 avril. — L'urine est de 2.500 ce et la glycose de 133 gr. 82.
9 avril. — L'urine est de 2.200 ce, la glycose de
33 gr., l'acide phosphorique de 3 gr. 28, les chlorures de 7 gr. 5 et 35 gr. (57 d'urée.
10 avril. — L'urine est de 2.500 ce. el la glycose de
58 gr. 82.
11 avril. — L'urine est de 2.300 ec. et la glycose de
52 gr. 76.
12 avril. — L'urine est de 1.900 ce. et la glycose de 48 gr. 51.
13 avril. — L'urine est de 1.800 ce. et la glycose de
53 gr. 47.
14 avril. — L'urine est de 2.000 ce. et la glycose de 71 gr. 17.
15 avril. — L'urine est de 2.200 ce. et la glycose de 01 gr. 47.
16 avril. — L'urine est de 2.300 ce. et la glycose de 77 gr. 11.
17 avril. — L'urine est de 2.200 ce. et la glycose de
59 gr. 52. On cesse le bicarbonate.
23 avril. — La malade commence à prendre aujourd'hui 6 gouttes de liqueur de Fowler.
28 avril. — L'urine est de 2.500 ce. et la glycose de
29 avril. — L'urine est de 2 100 ce. et la glycose de 47 gr. 26.
30 avril. — L'urine est de 2.200 ce. et la glycose de 53 gr. 05.
1er mai. — L'urine est de 1.900 ce. et la glycose de 67 gr. ()5.
2 mai. — L'urine est de 1.800 ce. et la glycose de 59 gr. 82; à partir d'aujourd'hui, lamalade prend 10 gouttes de liqueur de Fowler.
4 mai. — L'urine est de 1.900 ce., la glycose de 43 gr. 52, l'urée de 38 gr. 51, les chlorures de 5 gr. 60. La liqueur de Fowler paraît bien déterminer une légère diminution de la elveose; mais cette diminution est bien faible.
Remarques sur la troisième observation. — Sous l'influence de la diminution, sans suppression des féculents, le sucre tombe de 118 gr. à 77.gr. 84, à 66 gr. 08.
Le bicarbonate de soude, administré en trois fois dans la journée, à la dose de 15 gr. par jour, a déterminé une faible polyurie avec une élimination de 112 à 113 gr. de sucre, tandis qu'avant le bicarbonate le sucre excrété étaitde 84 gr. ; dans ce cas, l'effet du bicarbonate paraît avoir été nul ou plutôt défavorable; malgré le traitement prolongé du bicarbonate, le sucre se maintient à 53 gr. et au dessus.
La liqueur de Fowler à la dose de 6 gouttes par jour ne produit qu'une faible diminution; avec 10 gouttes, la décroissance est un peu plus forte; néanmoins, le sucre reste encore à 43 gr.; il s'agit donc d'une simple diminution dans la quantité éliminée.
Quatrième observation. — Diabète sucré traité successivement par te bicarbonate de soude, la liqueur de Fowler et Vantipyrine. — Dosage delà glycose par la fermentation dans le vide.
Sib. . . , âgéde 58 ans, est venu me consulter le 1 er novembre pour de la fatigue, des malaises ; l'examen des urines y décèle la présence du sucre. Le malade n'éprouve pas de polyphagie, pas de polyurie ni de polydipsie. Il y a plusieurs années, on a constaté la présence du sucre dans ses urines, mais il n'a suivi aucun traitement. Cet homme est mis en observation :
14 novembre 1889. — L'urine de 24 h. (2.000 ce.) renferme 44 gr. 32 de glycose.
20 novembre 1889. — Le malade commence à prendre 6 gr. de bioarbonale de soucie eu 24 h.
25 novembre. — L'urine de 24 h. (1.750 ce.) contient 26 gr. 32 de glycose.
A partir du 1er décembre, le malade prend chaque jour 8 gr. de bicarbonate et il le continue jusqu'au 29 décembre.
9 décembre. — L'urine de 24 h. (2.200 ce.) renferme 29 gr. 117 de glycose.
9 janvier 1890. — L'urine de 24 h. (1.900 ce.) contient 39 gr. \ 17 de sucre.
21 janvier. — L'urine de 24 h. (2.000 ce.) renferme 36 gr. 98 de sucre.
2 février. — L'urine (2.000 ce.) ne contient que des traces de sucre.
A partir du 25 janvier jusqu'au 16 février, ce malade prend 8 gouttes de liqueur de Fowler.
A partir du 20 février, Sib... prend 3 gr. d'antipyrine jusqu'au 10 mars.
6 mars. — L'urine de 24 h. (2.000 ce.) renferme 1 gr. 05
de glycose.
Pendant le mois de mars, il ne fait aucun traitement, il mange beaucoup de pain ordinaire, rarement des pommes de terre, une fois le dimanche, mange de la viande, souvent des œufs, peu de verdure, boit du vin d'Algérie (au maximum un demi-litre par jour), pas de liqueur ou rarement. 11 marche tous les jours pendant 1 h. 30, il passe le reste du temps à son bureau.
5 foin, L'urine de 24 h. (1.500 ce.) contient 0 gr. 74
de sucre.
LO juillet. — L'urine de 24 h. (1.500 oc.) renferme
1 gr. 32 de glycose. Le régime indiqué le (5 mars est suivi régulièrement du 1 1 novembre 1889 au 10 juillet 1890.
Ainsi le sucre descend de 44 gr. :J2 à 26 gr. 32 sous l'influence de l'administration quotidienne de 6 gr. de bicarbonate de soude, puis, malgré des prises de 8 gr. de bicarbonate de soude par jour, la glycose s'élève dé 26 gr. 32 à 29 gr. 11 ; on cesse le bicarbonate le 29 décembre et le 9 janvier; 10 jours après la cessation, le sucre s'élève à 39 gr. 11 ; le 21 janvier, le chiffre du sucre se maintient parce que le malade ne prend rien; le bicarbonate a donc agi en diminuant faiblement le sucre, qui augmente un peu de quantité et se maintient au même taux après la cessation de ce sel, le régime restant le même.
Mais, le 25 janvier, sans changer de régime, le malade prend chaque jour 8 gouttes de liqueur de Fowler et, le
2 février, l'urine ne contenait plus que des traces de glycose; l'influence de la liqueur de Fowler a donc été beaucoup plus efficace que celle du bicarbonate de soude.
Remarques sur l'observation quatrième. — Le bicarbonate de soude à la dose de 6 à 8 gr. par jour détermine une diminution du sucre; de 44 gr. la glycose descend à 26, 29 gr. ; bientôt il s'élève à 36 gr.
C'est dans ces conditions que le malade prend huit gouttes de liqueur de Fowler et en 8 jours l'urine ne contient plus que des traces de sucre; à partir de cette époque, on a pu suivre le malade qui n'a présenté que 1 gr. 05 de glycose dans ses urines ; Yefficacité de la liqueur de Fowler est ici très nette.
Le bicarbonate a donc été bien inférieur à la liqueur de Fowler.
DTA.BKTE SUCRÉ
Cinquième observation. — Diabète sucré. — Influence du régime sur la quantité de glycose éliminée. — Dosage de CO2 exhalé.
L. Desm. pèse 89 k. 500 et est atteint de diabète depuis plusieurs années; bon état général.
Jusqu'au 15 juin, il mangeait des féculents et buvait un litre et demi de vin par jour; on avait trouvé à diverses reprises qu'il éliminait 120 gr. de sucre en 24 h. A partir de là il ne boit que du lait et cesse les féculents.
15 juillet 1889. — L'urine de 24 h. est de 1.800 ce. et contient 7 gr. 76 de sucre; l'exhalatiom pulmonaire de CO2 est de 28 gr. 3 par h. ou 0 gr. 31 par k. et par h.
24 juillet. — Depuis 8 jours.il mange comme d'ordinaire des féculents, boit du vin ; le malade se plaint seulement d'un peu de fatigue dans les jambes. L'urine de 24 h. est de 2 litres et renferme 46 gr. 42 de sucre; l'exhalation pulmonaire de CO'2 est de 42 gr. 1 par h. ou 0 gr. 47 par k. et par h.
3 août. son poids est de 91 k. 200. L'urine de 24 li. est de 2 litres, l'exhalation pulmonaire de CO2 est de 34 gr. 3 par h. ou 0 gr. 37 par k. et par h.
21 août . — Depuis le 16 juillet, mange 350 gr. de viande par jour, des pommes de terre, des épinards, des haricols verts, 450 gr. de pain ordinaire, 1 litre de vin, du café sans cau-de-vie.
Ce malade n'éprouve pas de soif exagérée, même en été; il n'accuse qu'un peu de fatigue dans les jambes et une sensation pénible à la plante des pieds; depuis 3 ou 4 jours, diarrhée assez intense.
L'urine de 24 h. est de 1.900 ce. ; l'exhalation pul-
moindre de CO2 est de 23 gr. 58 ou 0 gr. 26 par k. et par h. (le poids du diabétique est de 90 k.800).
Chez ce malade, la cessation des féculents fait descendre le sucre de 120 à 7 gr. 76, mais la reprise de ces aliments produit aussitôt une augmentation du sucre, qui s'élève à 46 gr. 42. De plus, V exhalation pulmonaire qui était à 28 gr. 3 par h. au moment où l'élimination du sucre est faible, s'élève à 42 gr. 1 avec une élimination de glycose plus forte ; nous voyons de plus qu'avec une glycosurie notable, la quantité de GO'2 exhalé est aussi considérable qu'à l'état normal. Enfin, sous l'influence d'une diarrhée passagère, l'exhalation pulmonaire diminue.
Sixième observation. — Diabète sucré traité par le régime et par Tantipyrine. — Tuberculose pulmonaire.
Vin... est venu me consulter pour un diabète avec tuberculisation des deux sommets; son état général est satisfaisant.
Avant le 13 mars 1890, l'urine examinée par un pharmacien aurait renfermé plus de 60 gr. de sucre par litre ou 165 gr. en 24 h.
A partir du 13 mars, le malade mange du pain de gluten en échaudé, de la viande et de la verdure, quelquefois cependant de la croûte de pain ordinaire en petite quantité; il ne prend pas de féculents ni de sucre, il boit de l'eau de Vittel aux repas.
2 avril. — L'urine de 24 h. est de 2.000 ce. et renferme 71 gr. 76 de glycose, dosée par fermentation dans le vide à 40°.
17 avril. — L'urine de 24 h. est encore de 2.000 ce. et contient 58 gr. 11 de sucre.
19 avril. — Sans rien changer au régime, le malade commence à prendre chaque jour 1 gr. 50 et même 2 gr. d'antipyrine.
29 avril. — L'urine de 24 h. est de 2.000 ce. et renferme 63 gr. 52 de glycose.
Ainsi la grande diminution des féculents diminue la polyurie malgré la prise d'eau de Vittel ; de 750 ce. elle descend à 200 ce, le sucre décroît de 165 gr. à 71 gr. 76 et même à 58 gr. 11 ; clans ces conditions de régime, on donne 1 gr. 50 et 2 gr. d'antipyrine pendant 10 jours, la quantité de sucre ne subit pas de diminution. Pour apprécier la valeur d'un agent thérapeutique, il est indispensable de soumettre le diabétique à un régime sévère pendant 15 jours ou 1 mois, de doser exactement le sucre; puis, lorsque la quantité de glycose reste stationnaire, d'administrer le médicament.
Septième observation. — Diabète sucré. — Influence très nette du régime sur la quantité de glycose éliminée, le sucre diminue dans une forte proportion, mais il reste encore à un chiffre relativement élevé. — ■ Le bicarbonate de soude réduit le sucre presque à néant, mais avec la cessation du bicarbonate le sucre augmente dans les urines.
Le capitaine Ehr..., pendant la première semaine, à partir du 23 octobre 1890, suit le régime ordinaire avec féculents, bière et vins, jusqu'au dimanche 2 novembre. A partir de là jusqu'au 9 novembre, il supprime les féculents (pommes de terre, pain), pas de bière, boit du vin, pas d'autres alcooliques.
AC.KNTS MÉDICAMENTEUX 375
7 novembre. L'urine de 24 h. est de 2.750 ce. et contient L43 gr. 01 de sucre, 35 gr. 45 d'urée et 3 gr. 08 d'acide phosphorique.
Du 9 au 16 novembre, pas de féculents, pas de pain. Le 11 novembre, l'urine de 24 h. est de 1.250 ce. et renferme 65 gr. 107 de glycose, 19 gr. 59 d'urée et 2 gr. 97 d'acide phosphorique.
Jusqu'au 28 novembre, le malade supprime les féculents.
Le 17 novembre, l'urine de 24 h. est de 1.250 ce. et contient 51 gr. 47 de glycose, 17 gr. 22 d'urée et 3 gr. 17 d'acide phosphorique.
Le 28 novembre, le malade commence à prendre 4 gr. de bicarbonate de soude et le continue à la dose de 6 à 8 gr. jusqu'au 14 décembre ; à cette date, on ne constate que des traces de sucre.
8 janvier 1891. — Depuis 3 semaines, a cessé le bicarbonate, ne mange que de la croûte de pain, pas de pommes de terre ; à chaque repas, un verre de vin coupé d'eau, café avec un peu de cognac, viandes et légumes verls. L'urine de 24 h. est de 1.750 ce. et renferme 38 gr. 48 de glycose.
29 janvier. — L'urine de 24 h. est de 1.250 ce. et contient 41 gr. 17 de sucre.
Dans ce cas le régime, l'absence de féculent, a diminué la polynrie légère; de 2.750 ce, elle tombe à 1.250 ce. ; le sucre descend de 148 gr. 01 à 65 gr. 07, à 51 gr. 47, mais la glycose se maintient à ce chiffre, malgré l'absence des féculents. Dans ces conditions, le bicarbonate de soude administré à la. dose de 4 gr., puis 6 et 8 gr., produit presque la disparition du sucre dans les urines ; mais
avec la suppression du bicarbonate, le sucre revient à peu près au même taux qu'avant la prise du bicarbonate.
Huitième observation. — Diabète sucré avec dermatite bulleuse. — Pas de régime suivi régulièrement. — Grande quantité de sucre dans les urines.
P. Auguste, fondeur en cuivre, âgé de 58 ans, est entré le 18 août 1888, salle Bichat, n° 21.
18 août 1888. — Cet homme présentait depuis une quinzaine de légères lésions eczémateuses de la barbe. Il y a 3 semaines, il futpris d'une dermatite bulleuse à répétition et en cercles avec des bourrelets rougeâtres, ayant une marche centrifuge et s'accompagnant de bulles isolées périphériques ; ces altérations s'étendent sur le tronc et sur les membres ; le prurit est à peine marqué.
6 octobre. — Les lésions cerclées progressent mais guérissent au centre, sans laisser de cicatrices ; puis les bulles sont remplacées par des éléments pustuleux.
Il y a un an, on a constaté 87 gr. de sucre par lilre. P. Auguste mangeait jusqu'à ces temps derniers de la viande, des pommes de terre, du pain et des fruits de toute espèce ; en un mot, ce malade n'a suivi aucun régime.
4 novembre. — P... présente encore des taches érythémateuses ; pas de bulles. Le sang renferme 0 gr. 134 0/0 de glycosé, la capacité respiratoire est de 22 ce. 6. L'eau du sang est de 75 gr. 33 0/0 et les substances solides sont à 24 gr. 7. L'urée du sang est de 0 gr. 021 0/0. L'urine est de 2.250 ce. et contient 183 gr. 43 de glycose.
10 novembre. — L'urine est de 450 ce. contenant 277 gr. 94 de sucre.
23 novembre, — La quantité d'urine est de 3.500 ce. qui renferment 41 gr. 615 d'urée, 2 gr. 66 de phosphate et 262 gr. 13 de sucre.
Le malade mange environ 500 gr. de pain, 600 gr. de viande, 2 litres et demi de vin, pas d'eau-de vie, pas de café, boit du lait.
24 novembre. — Poids 91 k.
2 décembre. — Le malade exhale 30 gr. 4 GO2 par heure ou 0 gr. 33 par k. et par h.
9 décembre. — L'urine est de 4.500 ce. qui contiennent 36 gr. 22 d'urée, 291 gr. 17 de glycose.
19 janvier 1889. — Le malade mange environ 400 gr. de pain, 350 gr. de viande, et boit environ 2 litres de vin et un demi-litre de lait.
2 février. — P... exhale 31 gr. 7 CO2 par h. ou 0 gr. 33 par k. et par h. L'urine est de 3.500 ce. qui renferment 34 gr. 79 d'urée, 231 gr. 95 de sucre, 4 gr. 05 de P205.
3 mars. — Depuis le 15 janvier, le malade boit un demiverre, matin et soir, d'eau chargée d'oxygène, et depuis 3 semaines un verre de la même eau matin et soir ; le diabétique prend quelques féculents tous les 3 ou 4 jours. Le malade présente toujours des placards cerclés à contours érythémateux ou eczémateux à centre desquamant; au niveau de ces lésions P... n'accuse aucune démangeaison.
24 mars. — Le malade prend 5 gouttes de liqueur de Fowler, matin et soir, depuis 3 semaines; il a cessé l'eau chargée d'oxygène, l'éruption est à peu près terminée.
28 avril. — Les urines sont de 3.500 ce. qui renferment 148 gr. 82 de glycose; P. .. a continué sa liqueur de
Fowler; sous l'influence do celte dernière, le sucre est descendu de 231 gr. 95 à 148 gr. 82.
5 mai. — P..., a toujours pris la liqueur de Fowler; l'urine est de 4 litres ; il exhale 30 gr. 81 GO2 en 24 h., c'est-à-dire 0 gr. 33 par k. et par 11
26 mai. — P... mange environ 500 gr. de viande, prend surtout des épinards, de la chicorée, un peu d'oseille, de la salade, mais de temps à autre il mange des pommes de terre, boit 2 à 3 litres de vin par jour avee de l'eau de Seltz ; le malade prend toujours 8 gouttes de liqueur de Fowler, et exhale par h. 29 gr. 4 CO2 ou 0 gr. 32 par k. et par h. L'urine est de 3.500 ce. et renferme 41 gr. 05 d'urée et 182 gr. 82 de sucre. Le malade cesse les médicaments.
3 juillet 1890. — L'urine de 24 h. est de 3.500 ce. et contient 214 gr. de sucre ; le 10 juillet, l'urine est de 3 litres et renferme 2 gr. 19 de P2Os et 26 gr. d'urée.
Remarque. — Cette observation démontre qu'avec une irrégularité de régime le sucre n'a pas de tendance à diminuer, alors même qu'on introduit beaucoup de végétaux herbacés dans l'alimentation. Cependant, si, dans ces conditions, on donne l'arsenic, la quantité de sucre diminue ; dans ce cas la glycose est descendue de 231 à 148 gr.
NOTE SUR L'ARISTOL
Par MM. QUINQUAUD et FOUItNIOUX
L'étude chimique de l'aristol est intimement liée à celle du thymol dont il est un dérivé iodé.
Le thymol (C20H12H202) est un phénol monovalent dérivé hydroxylé du cymène (C20HU), de la même façon que le phénol ordinaire (C!JII'1P02) dérive de la benzine (CI2HC).
JiÏÏL benzine
cymène
Gomme la benzine, aussi le cymène (C20HU) est un carbure aromatique que l'on rencontre à l'état naturel dans les essences de cuni, de thym, de ciguë ainsi que dans les produits de la distillation de la. houille. Gomme produit de synthèse, le cymène ordinaire n'est autre que la paraméLhylpro pyl benzine CGH\ CH3(1). C3H7W .
On peut obtenir le thymol de deux façons différentes : le premier procédé consiste à extraire le thymol des produits naturels qui renferment ce corps ; dans la seconde méthode, on a recours à la synthèse.
Pour [(réparer le thymol au moyen des produits naturels qui en contiennent, on choisit d'ordinaire l'essence de
phénol ordre
CT112H202 thymol
380 NOTE SUR L'ARISTOL
thym. A cet effet, on agite l'essence de thym avec une solution concentrée de soude caustique qui dissout le thymol en même temps que deux carbures aromatiques, le cymène et le thymène. On étend d'eau la solution alcaline de thymol, puis on la sature par l'acide chlorhydrique. Le thymol, peu soluble dans l'eau 1/333, se sépare et se précipite. Ce thymol brut est recueilli et soumis à la distillation fractionnée. On recueille ce qui passe entre 220° et 240°.
Le thymol cristallise dans le système du prisme rhomboïdal, oblique, en tables parfois volumineuses ; il fond à 50° et bout à 230°. 11 est très soluble dans l'alcool et l'élher.
Artificiellement, on obtient le thymol en traitant par l'acide nitreuxla cymidine dérivée de l'aldéhyde cuminique (Widmann).
C20H15Az H- AzHO4 = C20H1GO2 + H202 -h Az2.
Le thymol a été principalement étudié par Lallemand à qui on en doit la découverte, puis par MM. Engelhard et Latschinoff.
Nous ne dirons rien des autres dérivés du thymol, notre but étant d'envisager spécialement les dérivés iodés et en particulier l'aristol.
A priori on est conduit à penser que l'iode doit se comporter avec le thymol de la même façon que le chlore et donner des produits de substitution iodés, analogues aux produits de substitution chlorés. Mais il importe de remarquer que l'affinité de l'iode pour l'hydrogène est moins puissante que celle du chlore; aussi, pour obtenir les dérivés iodés du thymol, il faut le concours d'un oxydant
NOTE SUR L'ARISTOL 381
puissant, tel que l'oxyde mécanique, l'acide iodique, etc.
Wilgenedt et Kornblum, les premiers, firent paraître en juin 1888 une Etude spéciale sur les phénols iodés et particulièrement le thymol {Journal f. prak. chem.,t. LVII, p. 446), puis un second Mémoire en 1889. Mais le mode d'ioduration employé par ces auteurs leur permil seulement d'obtenir le thymol monoiodé C20H12.H102.
Après eux, en 1889, Messinger et Vortmann étudient, d'une façon plus complète et plus suivie, l'action de l'iode sur les phénols et furent surtout frappés de ce fait, que d'ailleurs ils n'expliquent pas, à savoir: que les iodes agissant sur les phénols en présence des alcalis donnent toujours lieu à des précipités colorés.
En décembre 1889 nous avons repris l'étude des phénols iodés et du thymol en particulier.
En présence de l'importance rapidement croissante que l'aristol a prise en thérapeutique et aussi pour apporter de nouveaux détails sur sa préparation, nous avons résolu de revenir sur ce sujet.
Toute simple qu'elle apparaisse, de prime abord, la préparation de l'aristol n'en est pas moins une opération très délicate, et le succès de l'opération dépend de l'observation rigoureuse de certains détails opératoires que nous allons énumérer.
L'aristol s'obtient par le mélange d'une solution d'iode jodurée avec une solution alcaline de thymol; mais remarquons immédiatement que les solutions précédentes, avant d'être mélangées, doivent être effectuées préalablement, dans des proportions déterminées. M. le docteur Fournioux a préparé l'aristol de la rnanière suivante :
NOTE SUR l'aRISTOL
1° Solution alcaline de thymol
La précaution capitale à observer dans la préparation de l'aristol est d'employer une solution de thymol suffisamment alcaline. Et c'est exclusivement pour avoir employé trop peu d'alcali qu'il arrive d'obtenir des masses molles, élastiques, à eaux résineuses et de composition mal définie et très instable. L'expérience nous a montré qu'il faut employer au moins 4 molécules d'hydrate de soude ou de potasse pour 1 molécule de thymol.
D'ailleurs, la formule de la solution que nous employons est la suivante :
Thymol pulvérisé 15 gr.
Hydrate de soude (NaO. HO) 15 gr.
Eau distillée g. s. pour avoir 300 ce. de solution.
Remarquons immédiatement qu'il ne faut pas porter le volume de la solution précédente à plus de 300 ce. Ce chiffre doit être considéré comme un maximum, et on pourrait se contenter de 200 ce. sans désavantage.
Quant à la quantité de soude (NaO. HO) indiquée, elle ne doit pas être réduite, quel que soit d'ailleurs le volume de la solution ; mais on peut évidemment remplacer l'hydrate (NaO. HO) par la lessive de soude du Codex, en se rappelant que cette dernière contient très approximativement 29 NaO. HO 0/0 (15 gr. NaO. HO correspondent donc à 52 gr. de lessive).
La solution du thymol dans la solution alcaline s'effectue à froid et avec facilité ; on l'aide en agitant de temps en temps le mélange.
NOTE SUR L ARISTOL
Cette solution de thymol dans la lessive de soude ne doit pas être préparée à l'avance, mais seulement au moment du besoin ; car ce n'est pas là une simple solution qui s'effectue, mais bien une combinaison plus ou moins bien définie de thymol et de soude. En outre, le contact prolongé du thymol avec la soude amène peu à peu la formation de produits ordinairement colorés en rose, que l'on peut considérer comme des dérivés oxydés du thymol. On sait d'ailleurs que le phénol ordinaire se conduit de môme.
La formule de la solution que nous employons est la suivante :
Eau distillée g. s. pour avoir 300 ce. de solution.
Là encore, nous ferons remarquer que le volume total de la solution iodo-iodurée précédente ne doit pas être porté au-delà de 300 ce. ; c'est un maximum qu'il importe de ne pas dépasser. Mieux vaudrait opérer avec une solution moins étendue, avec la solution précédente, par exemple, portée seulement à 200 ce, l'ioduration du thymol se faisant mieux en liqueur iodée concentrée.
L'iodure de potassium n'agit ici que comme dissolvant.
La proportion d'iode indiquée dans la formule qui précède est un peu supérieure à la quantité strictement nécessaire à la production d'aristol ; mais cet excès
^° Solution iodo-iodurée
Iode
Iodure de potassium
60 gr.
80 gr.
384 NOTE SUR L'ARISTOL
d'iode est ici avantageux et même nécessaire, car nous rappellerons que l'aristol est un composé hyperiodé et que l'action directe de l'iode sur le thymol a besoin d'adjuvants énergiques, tels que l'acide iodique. En faisant agir l'iode sur le thymol en solution alcoolique par exemple, mais non alcaline, on ne peut obtenir que le thymol mono-iodé.
Préparation proprement dite de l'aristol
La solution de thymol dans la lessive de soude et d'iode dans l'iodure de potassium ayant été effectuée dans les proportions et de la manière indiquée plus haut, il suffit de les mélanger pour obtenir l'aristol.
À cet effet, on verse par portions la solution alcaline de thymol dans la solution iodo-iodurôe, en ayant soin d'agiter constamment le mélange. On voit aussitôt se produire un précipité volumineux de couleur rouge sombre qui n'est autre que l'aristol.
Comme nous l'avons déjà dit, la réaction étant opérée, il reste un excès d'iode non combiné, excès qui est utile à la bonne réussite de l'opération, mais qui gêne pour les lavages ultérieurs du précipité d'Àristol.
Aussi, dès que les solutions iodo-thymoliques ont été mélangées exactement et entièrement et que le précipité d'aristol s'est effectué, nous ajoutons de la lessive de soude pure en quantité suffisante pour saturer tout l'iode en excès; pour les quantités d'iode et de thymol indiquées dans les formules qui précèdent, la quantité de lessive de soude à ajouter est d'environ 105 gr. De cette façon, tout l'iode est éliminé et ne gêne plus les lavages de l'aristol.
NOTE SUR l'aRISTOL 385
Cette adjonction de lessive de soude n'a d'ailleurs aucune action sur l'aristol formée qu'elle n'altère nullement. Le lavage du précipité d'aristol s'effectue alors très facilement par décantations successives, puis par filtration. On lave ■ainsi jusqu'à ce que les eaux de lavage ne soient plus alcalines, ce qu'il est facile de constater avec le tournesol ou la phénol-phtaline.
Le précipité d'aristol exactement lavé estalors recueilli sur un filtre sans plis, puis mis à sécher à l'air libre à une température de 15° à 25° sur plusieurs doubles de papier à filtrer.
Fraîchement préparé, l'aristol se présente sous la forme d'une poudre rouge, brun foncé lorsqu'il est encore humide. A cet état, il est très instable et abandonne spontanément de l'iode, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre. C'est pourquoi il importe de hâter la dessiccation du précipité autant que cela est possible, et sans cependant avoir recours à la chaleur qui le décompose.
C'est pour la même raison qu'il est difficile d'évaluer exactement la teneur de l'aristol en iode, car si l'on attend pour faire ce dosage que le produit obtenu soit sec, il a déjà perdu à ce moment une partie de son iode.
En donnant plus loin les formules de réaction, nous essayerons d'expliquer ces transformations.
L'aristol est insoluble dans l'eau, dans l'alcool et la lessive de soude à froid; à chaud, il est décomposé par tous ces dissolvants. Il est soluble dans l'éther, dans les huiles et dans la vaseline liquide. Il est amorphe et n'a pu être obtenu à l'état cristallisé; sa solution éthérée l'abandonne par évaporation spontanée à l'état amorphe, et il se mêle difficilement à l'eau, à la surface de laquelle i surnage sans se laisser imprégner par elle.
386 N0T1S sur l'aristol
Les divers acides HC1, AzO5, HO, SO8, HO, à l'état concentré, décomposent l'aristol vraisemblablement en lui enlevant son iode au moins en partie, et en donnant lieu à divers composés mal définis.
Avec le temps, l'aristol rouge brun foncé, à l'état frais,, devient rouge clair et un peu jaunâtre par perte d'iode, ainsi que nous le verrons. Cette transformation s'opère surtout bien, lorsqu'on le conserve à l'humidité et à la lumière, mais s'effectue même (seulement plus lentement) lorsqu'on le conserve dans un flacon bien sec ou à l'abri des rayons lumineux.
Aussi il importe en thérapeutique, pour avoir des résultats comparables entre eux, d'employer toujours l'aristol à l'état frais et de rejeter tout produit décoloré, terreux, lequel est bien moins riche en iode.
Formule de réaction
Comme M. Fournioux l'a déjà mentionné dans sa thèse de doctorat (Paris, 1890), ,1'expérience montre qu'il faut, employer 4 équivalents d'iode pour un équivalent de thymoL
D'après Goldmann, la réaction serait la suivante :
2(C20H12H202) + 2 l4 = (C20HH.HI02)2 +
2 X 150 dithymol biiodé
300 avec substitution de l'hydroxyle
550 dont 254 d'iode"
soit 46,18 0/0 d'iode.
C'est dire que cet auteur considère le produit de la réaction comme un dithymol biiodé formé par substitution de l'iode à l'hydrogène de l'hydroxyle. 11 appuie sa manière
NOTE SUR L'ARISTOL 387
de voir, dit-il, sur l'insolubilité du produit obtenu dans les alealis et sa facile décomposition.
Telle n'est pas l'opinion de deux autres auteurs allemands Messinger et Watmann, qui sont d'un avis tout à fait différent, auquel nous nous rangerions volontiers.
i° Ces auteurs en effet ne considèrent pas le précipité rouge bien foncé obtenu comme un dithymol biiodé, mais bien triiodé ;
2° Le dithymol biiodé de Goldmann ne serait pour eux qu'un produit de décomposition spontanée du produit par perte d'iode.
Voici d'ailleurs traduite, sous forme de schéma, l'opinion • de ces auteurs qui est aussi la nôtre.
2 (C20Hl2.tW) + n (NaO.HO) + 2 1*
676 — 38 I iode = ŒfHuHlÔi C^H'ÎHIO*) = 56,36"0/0 d'iode.
300 1016 H- nHO
Ce n'est donc plus un dithymol biiodé que l'on obtient, mais un biiodiire d'iodo-dùhymol, ou, si l'on préfère, un biiodo-dithymol iodé. Le précipité rouge brun obtenu serait donc un biiodo-dithymol iodé, et c'est en perdant spontanément un atome d'iode en se desséchant et en vieillissant, que ce composé rouge brun se transformerait en composé rouge jaunâtre de plus en plus clairet répondant au biiodo-dithymol.
Quant à la place occupée par les 2 atomes d'iode dans ce biiodo-dithymol, Messinger et Vatmann ne sont encore p is de l'avis de Goldmann, car, contrairement à ce dernier,
388 NOTE SUR L'ARISTOL
ils prétendent que la substitution del'iode àl'hydrogène s'est effectuée dans le noyau central et non dans l'hydroxyle.
Ce n'est d'ailleurs là qu'une question sans importance ; cependant il est vrai de dire que la vraisemblance est encore du côté de Messinger et Watmann, car, si l'on part du thymol monoiodé (Cfl^ffO1), dans lequel 1 atome d'ï a remplacé 1 atome d'H sur le noyau, on constate que 2 molécules de thymol monoiodé traitées par l'iode en prenant des alcalis, se convertit en biiodo-dithymol, lequel ne serait que la soudure de 2 équivalents de thymol monoiodé
avec perte d'H2.
Ce n'est pas là une simple question de formules, comme on le voit, et la conséquence que ces diverses considérations entraînent avec elles est la suivante: c'est que l'on doit réserver le nom d'aristolau biiodo-dithymol et non au biiodo-dithymol iodé, lequel est un produit instable qui se transforme rapidement en donnant naissance au premier de ces deux composés, lequel peut être conservé plus longtemps intact.
Néanmoins, hâtons-nous de dire que tous ces dérivés iodés de thymol sont des produits peu stables, dont la production exige la formation simultanée d'iodures alcalins et autres corps ésothermiques. Cette manière de voir est conforme à ce que nous apprend la pratique et explique la facile décomposition de tous ces dérivés iodés qui se dissocient spontanément abandonnant une partie de l'iode qu'ils contenaient.
Le dosage immédiat de l'iode dans le produit rouge jaunâtre ou biiodo-dithymol, en suivant le procédé de Carius,
NOTE SUR L'ARISTOL 389
donne la proportion de 45,6 0/0, ce qui représente aussi la quantité que laisse prévoir la théorie.
La formation du biiodo-dithymol iodé peut donc être ainsi figurée.
Dissous dans la lessive de soude, le thymol donne du thymate de soude :
2(C20H12H202)-+- 2(NaO.HO) = 2(C20HltNa.H2O2) + 4HO.
Le thymol iodé en présence de l'iode donne d'abord du thymol monoiodé :
2(G20HllNa.H2O2) =2 (Nal) + (C'TO.ïW) 2
thymol monoiodé
Le thymol monoiodé en présence d'un excès d'iode et d'alcali donne du biiodo-dithymol :
2 (G20HuI.H2O2) + I2 = (G20H10I.H2O2) 2 + (HI) 2
dithymol biiodé
lequel en présence d'un excès d'iode donne le biiododithymol iodé :
2 (C20H10I.H2O2) -h I2 = (HI) C20HT.H2O2 —
C20H10I.H2O2 Hl en présence de NaO. HO en excès
3 (HI) + 3 (NaO. HO) = 3 Nal + 6 HO
La formule génératrice totale serait donc la suivante :
2 (C20H12H2O2) + 5 NaO.HO + 18 = C20H9I2.II2O2— C20H10I.H2O2
biiodo-dithymol iodé + 5 Nal -+- 10 HO
390 NOTE SUR l'aRISTOL
Les formules précédentes sont seulement destinées à montrer comment peut être comprise la production du dithymol iodé ; mais il est vraisemblable que la réaction n'est pas aussi simple qu'elle est figurée ci-dessus et qu'il y a production d'acide iodique, lequel vient joindre son affinité puissante pour l'hydrogène à l'affinité plus faible de l'iode pour ce même corps, de telle façon que l'acide iodique enlèverait de l'hydrogène au thymol, hydrogène auquel viendrait se substituer de l'iode, corps impuissant par lui-même pour opérer cette substitution.
D'après ce qui précède, on voit facilement que les auteurs ne sont pas entièrement d'accord sur la question des thymols iodés.
Pour nous, il nous semble juste de considérer l'aristol comme du dithymol biiodé, ou plus exactement un mélange du dithymol biiodé et du biiodo-dithymol iodé, ce dernier étant dans le mélange pour une part d'autant moindre que le produit considéré est de préparation plus ancienne.
Action physiologique. — Son emploi dans diverses
affections
Administré à l'intérieur par la voie buccale ou souscutanée l'aristol s'élimime par les urines en partie au moins à l'état d'iodure alcalin, que l'on peut facilement reconnaître et même doser.
Nous rappellerons que, dans le but d'étudier le pouvoir toxique de ce nouveau médicament, nous avons, les premiers, pratiqué sur des animaux des injections souscutanées d'aristol dissous dans l'huile d'olive.
Voici, résumées sous forme de tableau, quelques-unes de ces expériences relatées dans la thèse de M. Fouilloux.
NOTE SUR l'aRISTOI,