‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1001 sur 1111 · POT 787 PONDEUSE. V. MORELLE AUBERGINE · texte numérisé non relu

POT 787 PONDEUSE. V. MORELLE AUBERGINE

POPULAGE DES MARAIS. Caltha palustris. (Souci d’eau, Cocusseau.) Cette fleur éclatante accompagne souvent la Ficaire ; elle brille, comme elle, sur le bord des ruisseaux et dans les prairies humides aux premiers beaux jours du printemps. Son large disque d’or ressort d’une manière superbe au milieu de ses grosses touffes de feuilles d’un vert luisant. Virgile lui doit un de ses plus jolis vers :

Mollia luteola pingit vaccinia caltha.

On a dit cette plante apéritive et résolutive, propre à guérir la jaunisse et à faire sortir la petite-vérole. Moins àâcre que les autres Renonculacées, ses boutons peuvent se confire au vinaigre. Ses fleurs teignent en jaune ; on en met dans le beurre pour lui donner plus de couleur. Avec Palun, elles donnent une encre jaune et une couleur employée en peinture.

On cultive des variétés doubles et semi-doubles du Caltha. Le P. À GRANDE FLEUR.est une plante superbe, qui est préférable à toutes les autres et qui n’est point délicate.

PORCELANE. V. POURPIER.

PORCELLE À LONGUES RACINES. Iypochœris radicata. (Salade-de-porc.) C’est la longue racine de la Porcelle, recherchée par les cochons dans les prairies où elle abonde, E lui a valu son nom. Sa feuille ressemble beaucoup à celle

u Pissenlit, mais n’en a point les propriétés. La P. TACHÉE, H. maculata, beaucoup plus rare, croit parmi les bruyères, sur les coteaux sablonneux ; la beauté de ses larges feuilles radicales, marquées de taches noires, la grande dimension de ses fleurs d’un jaune doré et la hauteur de leurs pédoncules la rendent très-propre à l’ornement des parcs.

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