ROMAINE. V. LAITUE
ROMARIN. Rosmarinus officinalis. (Herbe-aux-couronnes, Encensier.) Ce petit arbuste du Midi a été connu de tout temps par son odeur fortement aromatique et ses propriétés médicinales. Les anciens plaçaient dans la main de leurs morts une branche de Romarin. Ils en faisaient des couronnes entrelacées de Myrte et de Laurier, témoin ces mots d’Horace : Coronantem marino rose deos, fragilique myrto.
Quoique assez délicat, le Romarin supporte le froid de nos pays, pourvu qu’il soit un peu abrité; il lui faut un terrain maigre et graveleux ; son odeur en est plus pénétrante. Il se multiplie de marcottes, de boutures et d’éclats, et veut beaucoup d’eau en été. Il possède à un haut degré toutes les propriétés des Labiées, et plus spécialement de la Sauge ; ses fleurs d’une odeur forte sont: àcres et mères ; elles sont stimulantes et toniques. Toute la plante sert pour les vins et fumigations aromatiques ; elle entre dans la composition de l’eau de la reine de Hongrie etde l’eau de Cologne. Les feuilles, en Italie, sont employées à aromatiser les mets, et principalement le Riz. Les cuisiniers en font usage pour faire cuire les jambons. L’huile volatile des fleurs, dite huile de Romarin, est très-connue en parfumerie.
RowaRIN DU Norp. V. MYRICA GALÉ.
RONCE. Rubus. Cette production spontanée d’une terre maudite n’est pas tout à fait sans ressource et laisse apercevoir la bonté de la Providence jusque dans les châtiments d’un Dieu vengeur. Ces Ronces et ces épines qui ensanglantent les pieds du voyageur servent de rempart au champ du laboureur et bornent son héritage. Leurs aiguillons à crochets enlèvent aux moutons la laine dont les oiseaux tapissent leurs nids. Les mûres ou petits fruits de leurs rameaux pendants