‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1084 sur 1111 · THÉ · texte numérisé non relu

THÉ

des Hépatiques. C’est sur lui que reposentles écussons, scutelles ou tubercules que l’on regarde comme les organes fructifères. é

THÉ Bou. Thea Sinensis. (Thé de la Chine.) Arbre. vert de 9 à 10 mètres, à feuilles alternes, coriaces et glabres, : à fleurs blanches, axillaires, à 6 ou 8 pétales, étamines indéfinies et calice persistant. Le fruit est une capsule à trois coques renfermant chacune deux ou trois graines. La famille des Camelliacées, à laquelle il appartient, est voisine de celle des Aurantiacées dans les Thalamiflores. La feuille de cet arbre précieux fournit par infusion une boisson chaude, agréable et salutaire, pleine d’arome et de propriétés excitantes assez énergiques ; c’est le meilleur digestif connu. 11 n’est pas de feuille au monde dont l’infusion, prise en grande quantité, pèse si peu sur l'estomac, passe plus vite, rafraichisse mieux les esprits abattus et donne plus de gaîté et de bien-être.

Cette boisson de première nécessité en Chine et au Japon, où on la prend à toute heure et dans toutes les classes, esi très-usitée en Angleterre et dans tout le Nord, et maintenant en France, où il est souvent d'usage de terminer la soirée par un Thé.

Le Thé se multiplie de graines, marcottes et boutures. On pourrait le cultiver en plein champ dans le midi de la France ct en orangerie dans le nord. Il veut une terre légère et à mi-ombre. Il nous vient de la Chine, où la préparation qu’on lui fait subir consiste à plonger les feuilles fraiches trente secondes dans de l’eau bouillante ; aussitôt qu’elles sont.sèches, on les place sur des plaques de fer graduellement chauffées jusqu’à ce que les feuilles soient devenues brülantes; alors on les roule avec la paume de la main sur une natte pour les faire friser; cette opération se renouvelle deux ou trois fois et jusqu’à ce qu’elles soient parfaitement sèches. Avant de les enfermer dans les boîtes bien closes où on les expédie, on aromatise le Thé avec les fleurs de l’Olea fragrans et du Camellia sesanqua. .

On distingue dans le commerce plusieurs sortes de Thés, qui toutes se peuvent rapporter à deux espèces principales : les T. vERTs, roulés en long, qui sont les plus estimés, et les T. Norrs, ordinairement aussi roulés en long, dont l’odeur est moins forte. On indique comme Thés supérieurs le Thé hisswen et les Thés poudre-à-canon, souchoung et pékao.

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