TUS
argileux, il est même à propos d'y mélanger du sable en le
travaillant. On plante en novembre, et les fleurs arrivent en
rs. fin de juin, on relève les oignons qu'on fait sécher ‘ombre.
TULIPIER DE VIRGINIE. Lyriodendron tulipifera. (Tulipe en arbre.) Ce bel arbre de l'Amérique septentrionale, que les * Anglais nomment Peuplier à cause de la mobilité de son beau feuillage, est devenu l’ornement de tous les grands jardins. Partout il se fait remarquer et admirer par son port majestueux, ses fleurs en tulipe et ses feuilles en lvre, Celles-ci sont uniques en leur genre dans tout le règne végétal ; elles offrent 3 lobes, et celui du milieu est tronqué de manière à figurer une lyre antique.
Le Tulipier a dans sa patrie une tige colossale. Son bois blanc fort dur et sa racine jaune font de beaux meubles. On l’emploie aussi à la grande charpente et à faire de longues pirogues et des mâts. Son écorce et sa racine, amères et aromatiques, sont toniques, fébrifuges, anti-septiques, et peuvent remplacer le Quina.
Le Tulipier est ses à croître; il ne fleurit que vers sa quinzième année. On le sème sur couche, en terre de bruvère; er sa jeunesse, il faut le préserver des grands froids et ui donner beaucoup d’eau. Le développement des feuilles du Tulipier est à étudier, Les stipules qui les accompagnent sont, comme elles, uniques dans leur genre. *
TURBITH. V. LiISERON.
— BLANC. V. GLOBULAIRE ALYPON.
TURNEPS. V. Cnou, TURQUIE. V. Mais. ,
TUSSILAGE PAS-D'ANE. Tussilago farfara (du latin tussim laæans, adoucissant la toux). (Chou de vigne.) L'éloge de cet excellent béchique est renfermé dans son nom. Son
rincipe mucilagineux réside dans la fleur, qu'on prend en Récoction ; les Suédois cependant en fument la large feuille arrondie, échancrée en cœur et toute semblable à l'empreinte du pied de l'âne ; elle ne paraît qu'après la fleur, qu’on a nommée pour celte raison Filius ante patrem. Elle est trèsprintanière et envahit si bien les lieux où elle se montre, que les laboureurs l’appellent Racine de peste ; les anciens la nommaient Farfara pour la ressemblance de sa feuille blanchâtre avec celle du Peuplier blanc, qu'ils appelaient ainsi. Les racines sont astringentes. K
Le T. pérTAsITE, T. petusites (grand Pas-d’âne, Chapelière), est ainsi nommé de ses belles feuilles larges comme un grand
868 7 UMB
chapeau (petasus). 11 se montre dans les lieux couverts, fertiles et humides ; sa fleur est très-précoce. Toute la plante a une mauvaise odeur, surtout la racine, qui est âcre, vermifuge, sudorifique et astringente. Elle s'applique sur les tumeurs et les ulcères. Les feuilles ont été employées en topiques sur les gonflements goutteux ; les fleurs sont pectorales. Ses propriétés médicinales lui ont fait donner les noms de Contre-peste, Herbe-à-la-peste, à-la-teigne, aux-teigneux.
La PÉTASITE ODORANTE, T. fragrans (Héliotrope d’hiver), est cultivée pour sa délicieuse odeur d’héliotrope. Sa fleur paraît en décembre et janvier, cachée sous les feuilles sèches ” qu’amoncèle le souffle des vents glacés. Le parfum qu’elle répand la fait découvrir ; elle embaume bientôt l'appartement où on la met. Sa culture ne demande aucun soin; on lui reproche même de se propager trop vite et d’envahir les ter- Tains qui l’avoisinent.
Ü ULMAIRE. V. SPIRÉE.
ULVE. Ulva. Ce nom, employé par les Latins pour des plantes marécageuses, s’applique en Botanique à quelques Algues d’eau douce et à beaucoup d’Algues marines. Elles en ont les propriétés générales décrites à ce mot et au mot Varech; quelques unes, en outre, sont alimentaires, et spécialement celle qu'on a nommée LAITUE DE MER, U. lactuca, abondante sur les rivages de l'Océan. Les peuples du Nord s’en nourrissent après l'avoir fait dessaler. Le BOYAU-DE-CHAT, U. inéestinalis, qui habite les ruisseaux, a eu quelque emploi en médecine ; plusieurs autres espèces, désignées en Sibérie sous les noms de Beurre-d'eau, Beurre-de-terre, Beurre-de-fourmi, y sont employées dans l’inflammation des yeux, l’enflure des jambes et les douleurs internes.
UMBILICUS PENDULINUS. (Cotylier ombiliqué) (du grec cotulé, assiette creuse). Cette plante, qui s'échappe d’entre les pierres des murs humides, est trop remarquable par ses feuilles toutes rondes, creusées en assiette, cymbale ou entonnoir, et adhérentes par leur milieu à un pétiole charnu comme elles, pour n’avoir pas reçu une foule de noms. On la connaît sous ceux de Cotylet, Cymbalion, Ecuelle, Herbe-à-l'hirondelle, Oreille-d’abbé. Les feuilles, développées longtemps avant la fleur, sont souvent flétries quand celle-ci paraît. Elle est singulière par son épi, toujours parallèle au mur, formé de petits grelots blanchâtres retombant en grappe. Le Cotylier est employé comme émollient et rafraîchissant. On ‘appli-