‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1096 sur 1111 · VAL · texte numérisé non relu

VAL

que ses feuilles broyées sur les tumeurs et les endroits enammés. On en fait une sorte d’onguent en les triturant avec de l'huile.

On cite une espèce de Cotylier (le bryophyllus) dont les feuilles sont acides le matin, insipides à midi et amères le soir, Il est étranger et veut la serre chaude.

UTRICULAIRE COMMUXE. (Lentibulaire commune, Millefeuilles des marais.) Une multitude de petits ballons parsemés sur les feuilles finement découpées de cette plante intéressante la soutiennent entre deux eaux et lui donnent ses noms. Du milieu de leurs rameaux enlacés part une hampe chargée de fleurs jaunes aussi fugaces qu’elles sont jolies, mais il en renaît tous les jours. Les canards sont avides de cette plante.

VALÉRIANE orFiciNALe. (Herbe-aux-chats.) C’est au borp des eaux, dans les lieux couverts et les terrains substantiels que fleurit la Valériane. Ses grappes blanches et roses, portées sur une longue tige, ont une odeur suave; celle des racines est insupportable, mais elles sont précieuses et très-usitees en médecine comme anti-spasmodiques et toniques. C’est un excitant général très-puissant. A haute dose, elles agissent sur le cerveau à la manière des narcotiques et causent des éblouissements et des contractions nerveuses. Les chats l'aiment avec passion; ils s’y roulent et font autour d’elle mille sauts et gambades, comme si elle les enivrait de Joie. C'est

our eux un purgatif. Le nom de Valériane lui vient du mot atin valere, être plein de force, pour les vertus énergiques dont elle est douée. din &

La V. puu (grande Valériane, Valériane des jardins, Encens de terre) a les mêmes propriétés, mais à un degré un

eu moindre. Sa racine est plus grosse. On la cultive dans

Le jardins pharmaceutiques. La V. DIOIiQUE, la V. DES MON-

* TAGNES, la V. À FEUILLES TERNÉES, ont toutes trois dans leurs racines les mêmes propriétés plus où moins sensibles.

La V. CELTIQUE croit dans les Alpes méridionales. C'est le fameux Nard celtique des anciens. Sa racine, loin d'avoir l'odeur désagréable, en a une aromatique très-suave. Les Orientaux en font encore grand cas et un fréquent usage

our adoucir la peau et aromatiser leurs bains. Les Alemands en «+ ient une grande quantité pour l'Egypte, l’Abyssinie et l'Ethiopie.

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