‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1098 sur 1111 · VAT · texte numérisé non relu

VAT

côtes occidentales. Quoique la plupart des Varechs renferment de l’iode, c’est surtout de cette espèce et de la suivante que M. Courtois l’a obtenu (V. Iope); aussi peut-on l’em- PAT lui-même en médecine comme fondant et anti-scrouleux. Il sert à fumer les terres. Les Suédois en couvrent le toit de leurs maisons et le gàchent avec de la chaux. On le mêle au fourrage des troupeaux, qui le mangent avec plaisir, et même, dans le Northland, on l’ajoute à la farine pour en faire du pain.

Le V. sucré, Laminaria saccharina (Varech des chevaux, Diable-de-mer des Lapons). L’immense dimension de ses larges bandes Ini a valu le nom de Baudrier-de-Neptune. H se couvre d’une couche de sucre dont se servent les Islandais. On le mange sur les côtes d'Angleterre, de France et de Sibérie. Son incinération donne de la soude. On en fait aussi du fumier.

Le V. ALIMENTAIRE, Laminaria esculenta. C'est le plus employé comme alimentaire. On le mange rarement cru. Il est très-nutritif par la gélatine qu'il contient. Le V. PALMÉ est aussi un Laminaria; il se couvre, comme le Varech sucré, d’une efflorescence de sucre très-abondante qu'on utilise aussi.

Le V. PLACODE, dont on a fait un genre qui porte ce dernier nom, est remarquable par sa couleur rouge. Les anciens en retiraient une re de fard qui servait à la toilette sous le nom de fucus. On croit même qu'il servait à la préparation de la pourpre de Tyr, si Lee» dens l'antiquité.

LesV. CORDE, FIL, TENDON, ont assez de ténacité en les tordant deux ou trois ensemble pour en faire des câbles ; on les us en Chine à cet usage. C’est avec le V. CORALLOIÏDE, espèce de Conferve marine, que les sagalanes, oiseaux des Indes, préparent leurs nids, mets délicieux pour les gourmets sous le nom de nid-d'hirondelle.

Enfin, l’un des plus singuliers est le V. FLOTTANT, Sargassum vulgare, qui forme en pleine mer entre les tropiques comme des îles flottantes. C’est la Mer verte ou Mer herbeuse des nouveaux marins, qui le regardent comme une sécurité contre la tempête, tandis que les anciens y voyaient un épouvantail. On l’a nommé Raisin de mer ou des tropiques, à cause des petits grains ou renflements qu’il présente. On le dit très-bon comme diurétique et lithontriptique. En Espagne, on le mange au vinaigre.

VATÉRIA pes Inpes. Arbre de Ceylan, de la famille des Guttiférées. C'est de lui qu'on obtient le copal oriental ou . gomme copale dure, qui entre très-souvent dans la composi-

Page 1