‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1101 sur 1111 · S74 VER · texte numérisé non relu

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Conifères ; ils couronnent ordinairement le sommet des hautes montagnes, principalement dans le Nord. Leur beauté, l'élégance et la majesté de leur forme pyramidale les font multiplier de plus en plus dans les jardins anglais. Ils ne viennent que de graines qu’on sème en terre de bruyère, et en pot, s’il se peut, parce que leur reprise est difficile ; quoique tous soient rustiques, 1l les faut préserver du froid jus-

u’à ce qu'ils soient assez forts pour le supporter. Le pied de l'arbre ne doit point être émondé dans sa jeunesse, et, lorsqu'il l’est, 11 faut que ce soit au moins à deux doigts du tronc que la section se fasse, pour empêcher l'écoulement de la résine, très-nuisible à l'arbre. IL importe surtout de conserver le turion ou bourgeon ascendant de la tige.

VERVEINE OFFICINALE. Verbena officinalis. À voir la Verveine si commune au bord des chemins et au pied des murs, et inspirer si peu d'intérêt, on ne se douterait pas qu’elle était pour les anciens une plante sacrée. C’est, comme le rappelle son nom, l’Hiero-Botané des Grecs, lHerba Veneris des Latins, et l’objet des superstitions des druides. Ils ne la cueillaient qu'après des cérémonies mystérieuses ; elle jouait un grand rôle dans la magie, la sorcellerie, etc. Les hérauts chargés d’annoncer la paix ou la guerre devaient être couronnés de Verveine. De là peut-être encore la célébrité de la Verveine dans la médecine des campagnes, où elle passe pour un excellent vulnéraire, appliquée en cataplasme sur les contusions et les blessures; on en prépare aussi, avec du vinaigre, des applications irritantes très-employées dans les pleurésies. La médecine actuelle ne voit plus dans la Verveine qu’une plante absolument inerte, seulement bonne à nourrir les troupeaux.

La V. pu CaNaDA ou DES INDES, V. Canadensis, est plus intéressante. C’est un arbrisseau de 4 à 2 mètres, dont la feuille froissée embaume par son odeur de citron, ce qui fait qu’or l'appelle Verveine citronnelle. On s’en sert pour aromatiser les crèmes; on en fait des infusions théiformes qui dissipent le mal de tête et activent la digestion. Cette plante est sensible au froid et veut l’orangerie. On la mulpue de boutures et de marcottes; il faut la tailler avant

iiver.

Depuis quelques années on cultive dans les parterres trois espèces remarquables de Verveine : ce sont la V: FAUSSE GERMANDRÉE, la V. À FEUILLES DE CHÊNE, et la V. À FEUIL- LES DÉCOUPÉES. Plantées ensemble, ces trois espèces se sont tellement mélangées par le croisement, qu'il est à peu près impossible aujourd’hui de reconnaître les types primitifs. Il

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