‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1106 sur 1111 · JAUNE. V. GIROFLÉE · texte numérisé non relu

JAUNE. V. GIROFLÉE

VIORNE. Viburnum. Il était bien connu des bergers de Manioue, qui le citaient dans leurs comparaisons :

Quantum lenta solent inter viburna cupressi. : L’épithète de lenta, flexible, ne convient bien qu’au V. LAN- TANE OU COTONNEUX (Bardeau, Bourdaine blanche, Coudre mansienne), dont les fleurs en blancs corymhes devancent les feuilles molles et cotonneuses. Ses baïes, abandonnées aux enfants et aux oiseaux, restent longtemps rouges et ne noircissent qu'à leur maturité. On en fait de l’encre. Elles sont astringentes ainsi que les feuilles, employées, comme celles de la Ronce, én gargarismes. Les racines, macérées en terre et pilées, donnent de la glu (V. Houx); les branches, trèsflexibles, peuvent faire des liens. Le Viorne, très-commun dans les haies, se rencontre quelquefois dans les jardins. Il réussit partout, surtout dans les terrains crayeux.

Le V. oBIER, V. opulus, se plaît dans les fourrés humides et s’y élève très-haut; son bois blanc, plein de moelle, l'a fait nommer Sureau d’eau; il lui ressemble en effet, surtout par ses beaux corymbes de fleurs en ombelle, dont celles du tour, beaucoup plus larges que les autres, sont stériles. C’est l’ornement de nos haies. Les baies rouges et molles qui succèdent aux fleurs nourrissent les oiseaux et se mangent en Sibérie.

La Boule-de-neige (Rose de Guerle, Timbalier, Caillebotier), cultivée dans tous les jardins, est une variété du précédent dans laquelle l’abondance des sucs, s’étant portée sur les fleurs du centre, les a développées, comme celles de Ja circonférence, aux dépens des organes reproducteurs. Toutes sont stériles, mais d’une telle abondance qu’elles s’éparpillent en boules d’une éclatante blancheur, qui, mêlées aux bouquets de Roses fleuries en même temps, sont du plus joli effet. Les rejetons abondants du Timbalier rendent sa multiplication très-facile.

Le LAURIER-TIN où LAURETIN, V. ténus, originaire de l'Espagne, de l'Italie et du midi de la France, est un charmant arbrisseau toujours vert. Il donne à la fin de l’hiver ses jolies ombelles de fleurs blanches lavées de rose, que fait ressortir le vert foncé d’un feuillage abondant. Ses baies d’un noir bleu et métallique font aussi beaucoup d’effet. Il réussit en pleine terre, franche, légère, et à une exposition ombragée ; mais, comme il craint les grandes gelées, on le cultive ordinairement, dans nos climats, en pot ou en caisse qu'on tient dans l’orangerie, près des jours.

YUC 885 VIPÉRINE YULGAIRE. £chium vulgare (du grec echis, vipère). (Herbe-à-la-vipère, Langue-d'oie.) On attribuait jadis aux racines de cette belle plante la propriété de paralyser le venin de la vipère. Ses graines, dit-on, imitent la tête et les taches de sa tige celies de ce dangereux reptile, Elle croît dans les lieux pierreux et au bord “e chemins. Sa tige extrèmement rude et ses feuilles hérissées comme celles de la lupart des Borraginées ont, ainsi que ses sommités fleuries, ‘les vertus de la Bourrache et de la Buglosse, que sa panicule, bien fournie de fleurs bleues, égale presque en beauté. Sa racine teint en rouge et fait partie de celles qu’on a nommées orcanetles.

VULNÉRAIRE. V. ANTHYLLIDE.

VULNÉRAIRES SUISSES. V. ACHILLÉE, ASPÉRULE, DORONIC, PERVENCHE, SPIRÉE ULMAIRE, VERGE-D'OR.

VULPIN Des Prés. Alopecurus pratensis. Le nom qu'on lui donne encore de Queue-de-renard des prés est la traduction fidèle de son nom botanique (du grec alopekos oura, queue de renard), et convient parfaitement à son gros épi soyeux, qui parait dans les prairies aussitôt que l'herbe commence à monter. Cette plante, très-commune dans les prés un peu humides, en est l’un des meilleurs éléments. C'est un des fourrages les plus précieux par sa précocité et l’abondance avec laquelle il donne. On croirait voir un champ de seigle, tant ses tiges sont hautes, droites et serrées. I! aime les terrains substantiels et s'allie très-bien avec les autres Graminées.

Le V. DES CHAMPS, À. arvensis, qui envahit les blés, leur est aussi funeste que l'espèce précédente est utile aux prairies. L’agriculteur se hâte d'en purger son champ quand il monte en épi. Cette mauvaise herbe peut d’ailleurs se donner à l'étable. Tous les Vulpins plaisent aux troupeaux. Les cochons recherchent surtout les racines du V. 8uLBEux ; les vaches et les chevaux se plongent dans l'eau pour atteindre les tigelles et les épis du V. GENOUILLÉ, qui nage à Îa surface.

: XÉRANTHÈME. V. IMMORTELLE.

YUCCA. Belles me exotiques de l'Amérique méridio-

nale, appartenant à la famille des Liliacées, mais offrant dans leurs feuilles persistantes et épineuses assez de rapports avec

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