‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 596 sur 1111 · L'ÉTUDE DES FLEURS · texte numérisé non relu

L'ÉTUDE DES FLEURS

ABRICOTIER. Armeniaca vulgaris. Le nom latin donné à PAbrieotier fait connaître le lieu de son origine. Cest un arbre de médiocre grandeur, dont les fleurs nombreuses précèdent celles de tous les aütres arbres. On le cultive pour la bonté de son fruit; l’abricot, quoique suspect d être fiévreux, est très-recherché; on le mange cru ou cuit, confit au sucre ou à l’eau-de-vie (V. PÊCHER); on peut aussi le sécher au four ; mais on-en fait surtout des gelées, des marmelades et des confitures sèches, connues sous le nom de pâte d’abricot. L’amande douce ou amère du fruit sert à faire l’eau de noyaux; on en rêtire une huile bonne à manger et à brûler, et on en fait de la pâte d'amande. La coque brûlée en charbon sert de base à l’encre de Chine. Le noyau vidé et percé d’un petit trou sur ses deux faces peut servir d’appeau aux chasseurs de becfigues.'Le tronc est d’un bois dur, propre aux ouvrages de tour. Tout l’arbre enfin suinte une gomme abondante qui a eours dans le commerce sous le nom de gomme de pays.

Les bonnes espèces d’Abricotiers peuvent se perpétuer par leurs semences, mais se conservent surtout par la greffe à œil dormant sur prunier ; ils réussissent également en espa-

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