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rianthe prolongent la durée de cette fleur ; c’est pourquoi les anciens en avaient fait le touchant emblème de leurs regrets ; ils la consacraient aux morts et en ornaient les tombeaux. Les Amarantes indigènes n’ont rien d'intéressant, si ce n’est Y'A. blitum, dont la feuille émolliente et rafraichissante se range, en Espagne, comme les Epinards ; mais A. DES JaR- DINS, À. caudatus, et l'A. SANGUINE (Queue-de-renard, Cordelière, Discipline-de-religieuse), méritent d’être signalées. Ses longs épis qui retombent en gros chatons noueux dans la première espèce, ou se relèvent dans l’autre en panaches lourds et
fourrés, mais toujours du plus beau rouge, ont donné leur nom à la couleur amarante, et durent tout l’automne. Cette
plante annuelle, dont les feuilles sont rougeûtres, se reproduit d'elle-même par la dissémination d’une multitude de petites graines noires, dures et brillantes qui servent à faire des peaux de chagrin.
AMARANTHINE. Gomphrenaglobosa. (lmmortelle violetie.) Plus délicate que l’Amarante, l’'Amaranthine doit se semer sur couche et demande ensuite une terre légère et une chaude exposition. Elle est couverte de mai en octobre de petites tètes globuleuses d’un beau rouge violet, qui se détache très-bieix sur ses feuilles blanchâtres. Ses fleurs, comme celles des autres Immortelles, conservent très-longtemps leur éclat.
AMARELLE. V. CAMOMILLE DES CHAMPS, GENTIANE. : AMARYLLIS BELLADONE. (A. à fleurs roses) Aussi belle
. dans les jardins que PAmaryllis de Mantoue, la Belladone d’au-
tomne y fleurit longtemps et embaume les airs. Sa longue hampe droite et lisse se couronne à son sommet de 8 à 19 fleurs d’un rose tendre, qui retombent en cloche grande et penchée : on n’y regrette que l’ornement des feuilles, qui ne viennent qu'après la fleur. Cette belle plante, dont loignon est gros comme un œuf d’oie, vient en pleine terre; il lui faut un sol léger, mêlé de plâtre, une exposition chaude et une bonne couverture de litière pour l’hiver. On doit tous les quatre ans renouveler la terre, séparer les caïeux et les replanter aussitôt. - \ L’A.ENCROIY, A. formosissima (Lis-de-S.-Jacques), est, ainsi que la Belladone, un don de l’Amérique méridionale ; elle est jlus belle, mais moins majestueuse par son port. Les deux Ièvres très-ouvertes de sa corolle demi-penchée en longue ellipse forment une sorte de croix par la disposition de ses pétales d’une riche couleur de velours cramoisi. On la cultive en orangerie ou en pleine terre, mais en ayant soin de la relever l'hiver pour replanter les oignons en mai. La terre de