ATTRAPE-MOUCHE. V. DYONÉE, GOUET
AUBÉPINE. Cratægus (du grec krataigos, néflier, bois dur). Ce genre, très-voisin des genres Pyrus et Mespilus, ne renferme que les Pomacées à graines osseuses et à pomme entière au sommet. Trois espèces surtout sont remarquables :
4° L’AuUBÉPINE (Noble-Epine, Epine fleurie), C. oxæyacantha (du grec oxys-akanthé, épine aiguë), bel arbrisseau auquel nous devons nos haies les plus fourrées. Il se couvre en mai de jolies fleurs blanches qui lui ont valu son nom: les petits fruits rouges qui leur succèdent servent de nourriture aux oiseaux, et on les appelle pour cela petites pommes du bon Dieu. Elles annoncent, dit-on, par leur plus ou moins grande abondance, un hiver plus ou moins rigoureux et long.
Le bois dur de l’Aubépine peut servir au tour et au pla-
AUL 397 cage ; on en fait de fortes cannes noueuses auxquelles on donne une couleur marron en jes passant dans la chaux. Le fruit, qui a peu de goût, est asiringent; on en retire de l’eau-de-vie par la fermentation. Les fleurs en bouton peuvent se confire au vinaigre comme celles du Câprier. Plusieurs variétés d’Aubépine, rose, écarlate, à fruits jaunes, à feuilles panachées, embellissent les jardins paysagers ; toutes se greffent sur la plus commune.
20 L’AZÉROLIER (Epine d'Espagne), C. azarolus, ressemble assez à l’Aubépine, mais il est plus grand, moins épineux, et a des feuilles plus entières. Ce petit arbre de l'Italie et du midi de la France donne de bons fruits aigrelets nommés pommettes, que l’on mange frais ou confits au sucre. L’Azérolier vient vite; on le multiplie de semence et de grefle sur aubépine, néflier ou coignassier. à
3° Le BuissoN-ARDENT (Arbre-de-Moïse, petit Corail), C. pyracantha (du grec pyr-akanthé, épine de feu). Ce buisson rameux, épineux, presque toujours vert, donne des fruits en corymbes serrés et d’un rouge de feu, qui durent fort longtemps et rendent ce charmant arbrisseau très-propre aux palissades et aux massifs des jardins paysagers. Il est indigène et se multiplie de marcottes et de rejetons.