BAL
Le Baguenaudier vient aisément de graines ou de rejetons dans une terre franche, légère, à mi-soleil. Outre l'espèce ordinaire, on en cultive quatre autres, l'Orientalis, Alepica, le media, le frutescens; elles offrent de plus belles fleurs, de plus grosses gousses, mais sont plus délicates.
BALAIS. V. HOUQUE sORGHo.
BALISIER DES INDES. Canna Indica. (Canne d'Inde, Safran marron.) Superbe plante des jardins. Elle doit son nom etcelui de Faux Sucrier à quelques traits de ressemblance avec la Canne à sucre. Sa tige majestueuse de 4 à 2 mètres se couronne d'un gros épi de fleurs rouges d’un grand effet. Les capsules qu’elles surmontent renferment des grains noirs extrèmement durs, dont on peut faire des chapelets, de petites balles pour fusil ; elles donnent une belle teinture rouge. Ces capsules mûrissent très-bien en France. Le plus bel ornenent du Balisier, ce sont ses grandes feuilles, longues de 4 décimètres, larges de 2, parfaitement lisses, ovales et régulièrement veinées. On les emploie dans les Indes à faire de jolis paniers pour envelopper les pâtes de goyave, le chocolat, les gommes ou résines qu’on envoie en Europe.
La culture de cette belle plante est facile : semer la graine sur Couche, replanter en mai, arroser beaucoup, on aura des fleurs la première année; relever les racines tuberculeuses et les conduire comme les Dahlias. Les racines sont très-bonnes en cataplasme sur les abcès.
BALLOTE FÉTIDE (Marrube noir.) La Ballote a toutes les propriétés du Marrube blanc (V. MARRUBE BLANC) et peut le remplacer. Elle croît aussi dans les haies, les décombres, et au pied des murs; mais on l'en distingue à ses feuilles d’un vert noirâtre, à ses fleurs purpurihes, à son large calice, et surtout à son odeur plus forte et fétide.
BALSAMIER. Amyris. Genre nombreux, composé d’arbres tous étrangers, appartenant à la famille de Térébinthacées, très-remarquables par les gommes-résines qu’ils secrètent. La médecine en fait usage aussi bien que la parfumerie , et même quelques unes d’elles portent le nom d’encens. Les Balsamiers les plus célèbres sont : 4° Le B. À LA MYRRHE, dont la gomme-résine est regardée avec l’encens comme le parfum par excellence; on la brûlait dans les temples, on l'of- . frait en présents, on s’en servait pour embaumer les corps. La myrrhe que nous recevons encore d'Arabie ne paraît plus être cette substance si vantée. 2 Le B. pE GILEAD, ville de Judée, qui secrète le fameux baume de la Mecque ou baume de Judée, employé en Arabie comme le cosmétique et le mé-