BAG
jours ; au bout de ce temps, on leur donne graduellement de l'air, et, un mois après, la reprise est assurée, Alors on enlève les cloches, on' garantit les plantes de lardeur du soleil, on les bassine chaque jour au moment de la plus forte chaleur, et ainsi on obtient une belle végétation. Lorsque les creffes sont parfaitement raffermies et bien portantes, on les transporte d’abord dans une autre serre dont la température est moins élevée, et, quand on les a ainsi préparées pendant quelque temps à Faction de Pair extérieur, on les sort, en ayant soin de les mettre d’abord à mi-ombre avant de les exposer au granél air.
AZÉDARACH. V. MÉLIA.
AZÉROLIER. V. AURÉPINE.
AZOTE (du grec a zaôn, impropre à la vie). Substance gazeuse comme l’air atmosphérique ; c’est même sa portion la plus considérable, puisque sur 100 parties d'air il y en a 79 d’azote. Sans être précisément délétère comme lacide carbonique (V. ACIDE CARBONIQUE), il est essentiellement inerte et insuffisant à la vie. Sa grande destination dans la nature est de tempérer l’action trop vive de l’oxygène. Des quatre éléments principaux qui se trouvent dans ie tissu des plantes, le carbone, l'hydrogène, Foxygène et l’azote, ce dernier manque le plus souvent; c’est le contraire dans le règne animal. On a remarqué que les aliments les plus nutritifs sont les plus azotés ; aussi la présence de l’azote est-elle bien constatée dans le grain des céréales et dans les Champignons.
AZURITE. V. BOULETTE RITRO.
BAGUENAUDIER. Colutea arborescens (du grec koloutheis , mutilé, de ses feuilles échancrées). (Séné vésiculeux.) On rencontre souvent le Baguenaudier dans les jardins d'agrément; il est indigène et s'élève à 3 ou 4 mètres ; son feuillage est joli, et ses petites grappes jaunes durent tout l'été. Il est surtout remarquable par son fruit : ce sont des gousses vésiculeuses qui éclatent avec explosion quand on les presse dans la main. On peut en manger les graines en petits pois ; cependant elles sont légèrement émétiques. Les feuilles sont connues sous le nom de Séné d'Europe; on les associe au véritable Séné. Ces mêmes feuilles fumées font abondamment couler le mucus nasal. Elles teignent en beau jaune la laine traitée par l’alun.