‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 723 sur 1111 · CLI · texte numérisé non relu

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ou Barbe-de-chèvre, Bouquinbarbe, Buisson, Cheveline, Chevrette, Gallinotte, Griffe-de-buse, Menotte jaune ou blanche, Trippette, etc., etc.). Elle croit sur terre, plus communément dans les bois de Hêtres ; on la mange à la sauce blanche, confite au vinaigre et en salade. On mange également la C. cHow- FLEUR, C. botrytis (Menotte ou Ganteline grise); la C. CEN- DRÉE, C. cinerea ; la C. YIOLETTE, C. amethystea ; la C. JAUNE, C. fulva ; la PISTILLAIRE, la CRÉPUE et la DIGITÉE (Ganteline ou Menotte noire).

CLÉMATITE. Clematis (du grec kléma, sarment de vigne). 80 espèces, la plupart grimpantes, forment ce genre intéressant. La plus connue dans nos haies, celle qui tapisse nos vieux murs, est la VIGNE BLANCHE, Vifalba (Berceau-de-la-Vierge, Herbe-aux-gueux). Elle étend très-loin ses flexibles rameaux et s'accroche aux arbrisseaux voisins par les pétioles de ses feuilles qui lui servent de vrilles. Ses fleurs odorantes et en bouquets blanchâtres sont moins remarquables que ses fruits, qui forment comme des houppettes de soie blanche frisée ; on pourrait les employer à faire des tissus ou du papier. L’Herbeaux-gueux, comme toutes les Clématites, est légèrement vénéneuse ; ses feuilles sont vésicantes; quelquefois les mendiants s’en servent pour se faire des ulcères factices, faciles à guérir. Les chèvres et les ânes mangent cette pliante, dont les jeunes pousses, cuites à l’eau ou confites au vinaigre, sont alimentaires. De ses tiges sarmenteuses on fait des liens, des ouvrages grossiers en vannerie et des ruches à miel; les enfants en font aussi des pipes dont il est dangereux de se servir.

La C. FLAMMETTE, C. flammula ou odorata, moins intéressante que la précédente par les houppes de ses fruits, l’est davantage par la bonne odeur de ses fleurs, qui l’a fait introduire dans nos jardins. On l’y dispose en haies, palissades ou berceaux. Elle croît naturellement dans le Midi; quand elle est sèche, on la donne sans inconvénient aux bestiaux. Ses feuilles sont employées dans certaines maladies cutanées.

La C. BICOLORE, cultivée depuis quelques années, est trèspropre à orner les murs bien exposés par ses grandes fleurs s'ouvrant en étoiles blanches et lilas. Elle peut supporter nos hivers lyonnais; cependant il est plus-prudent de la couvrir dans les fortes gelées. On la multiplie, comme toutes les autres, de marcottes et d’éclats.

. CLINOPODE vVULGAIRE. (Grand Basilic sauvage, Pied-delit.) Les verticilles arrondis de la tige nue du Clinopode, assez semblables à des pieds de meubles tournés, lui ont fait donner son nom; c’est une Labiée assez commune dans les eux incultes. Ses fleurs rouges et ses verticilles cotonneux,

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