‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 724 sur 1111 · DES BLÉS. V. LISERON DES CHAMPS · texte numérisé non relu

DES BLÉS. V. LISERON DES CHAMPS

CLUSIA ROSE. Arbre très-singulier des Antilles, appartenant à la famille des Guttifères, voisine de celle des Hypéricinées et des Aurantiacées. Il est parasite de même que notre Gui; mais comme les arbres qui le portent sont souvent moins gros que lui et ne peuvent lui fournir assez de sucs, il s’attache à la terre par les longues racines aériennes de ses rameaux, et, se développant avec vigueur, il étouffe l’arbre qui le portait; de là l’épithète d’ingrat que lui donnent quelques auteurs. On le nomme aussi en Amérique Mille-preds, Figuier maudit. I est monoïque ; ses étamines sont nombreuses, ses pétales roses, au nombre de 6,et ses feuilles opposées, spatulées, épaisses. Toutes ses parties, même sa corolle, sont remplies d’un suc jaunâtre, visqueux, qu s’épaissit à l’air, et sert, aux Antilles, à panser les plaies des chevaux et à goudronvner les barques et les navires. On dit que les sangliers blessés se frottent contre lui jusqu’à ce qu’ils en fassent sortir son suc et qu’il puisse servir de baume à leurs plaies.

COBÉE GRIMPANTE. Cobæa scandens. Plante herbacée, grimpante, originaire du Mexique, d’où elle a été apportée en 4792. Son nom de genre rappelle le souvenir du botaniste espagnol Cobo, auquel Cavanille dédia ce genre. Nulle plante n’est plus propre à orner les tonnelles, les berceaux et les lieux de repos. Dans les allées, en la mettant au pied des arbres, elle s’élance jusqu’à leur cime, et l’on peut conduire ses branches d’un arbre à l’autre, lui faisant former entre deux des festons que le vent balance avec grâce. Mais la Cobée, placée en pleine terre, périt jusque dans sa racine aux premières gelées; si l’om veut la conserver plus longtemps, il faut la cultiver en orangerie, en serre tempérée, ou dans un appartement. Suspendue dans un vase, on peut la faire monter, descendre, tourner, revenir dans toutes les directions ; elle s’arrondit autour des fenêtres, grimpe autour des coionnes, et se prête merveilleusement à toutes les formes qu’on veut lui donner. La plante, ainsi abritée, dure deux ans avec toute sa vigueur; au bout de ce temps, elle ne fait plus que languir. La Cobée ne vient bien que de graines qu’on doit choisir bien mûres et surtout bien fraîches. On les.

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sème, dès qu’elles sont mûres, en bonne terre de bruyère et sous couche. Les jeunes plants, venus au premier printemps, fleurissent en automne dès la première année. L'exposition qui leur convient est celle de la lumière diffuse, un peu voilée et interrompue; un soleil trop ardent dessècherait les feuilles. Les arrosements doivent être fréquents et assez copieux, car la Cobée, étant de la nature des Lianes, croît vite, vigoureusement, se feuille beaucoup, et, par conséquent, perd beaucoup d’eau en peu de temps.

COCARDEAU. V. GIROFLÉE.

COCCIGRUE. V. SUMAC FUSTET.

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