‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 729 sur 1111 · COLOQUINTE. V. CONCOMBRE · texte numérisé non relu

COLOQUINTE. V. CONCOMBRE

COLZA. V. CHou.

COMARET. V. POTENTILLE.

COMMÉLINE TUBÉREUSE. C’est une plante gracieuse dont le nom de genre a été donné à la famille des Commélinées dont elle fait partie. Ses fleurs d’un joli bleu de ciel ont 3 pétales disposés comme ceux d’une Pensée. On peut la

cultiver en pot ou en pleine terre, mais il faut la disposer en massif pour qu’elle produise de l'effet. On sème au printemps sur couche, et l’on peut conserver les tubercules pendant l'hiver comme ceux des Dahlias. Il y a une variété à fleurs blanches.

CONCOMBRE. Cucumis. Ce genre, originaire des Indes et des pays chauds, pour lesquels il est un don spécial de la Providence par les sucs doux et rafraichissants dont il abonde, renferme quatre espèces importantes : le MELON, le Cox- COMBRE, la PASTÈQUE, la COLOQUINTE.

4° Le MELon. Ce fruit, d’une forme gracieuse et d’une odeur appétissante, a un goût délicieux, mais ce n’est que dans les pays chauds qu’il acquiert cette perfection qui le fait comparer à l’Ananas; on est parvenu cependant à lélever dans le Nord. À Paris, on en mange d'excellents; mais leur éducation, qui dans le Midi est abandonnée à la nature, demande dansles pays plus froids beaucoup d’assiduité , de dépenses et de soins.

On sème les Melons sur couche et sous châssis : s’ils doivent y rester, dès les mois de janvier et de février ; un mois plus tard, si on les veut repiquer en pleine terre, et seulement en mai, si on sème sur place. Aussitôt que le jeune plant des couches peut se passer‘ de chaleur factice, on le place avec la motte dans un terrain bien fumé. Dès qu'il a poussé sa quatrième feuille, on lPétète en recoupant la tige au dessus de la seconde, afin de lui faire donner deux ou trois branches latérales que l’on raccourcit également au dessus de leur sixième ou septième feuille. Ce sont ces branches de premier ordre qui portent les fleurs à étamines ; les fleurs carpellées ou mailles naissent sur celles qui poussent ensuite. Dès que la maille est nouée, on pince la branche qui la porte à un œil au dessus du jeune fruit qu'on veut conserver; on n’en doit laisser que deux ou trois sur chaque tige. La taille qui suit consiste à retrancher les branches faibles, confuses, surabondantes, et à détruire les fruits qui naissent après coup.

Il faut essentiellement aux Melons de la chaleur, de eau et du fumier ; les cloches de verre et les chàssis leur sont indispensables dans les pays froids. Les couches doivent être composées de 6 décimètres de fumier et recouvertes de 18 centimètres de terre douce et bien terreautée; il faut peu d’arrosement d’abord, beaucoup ensuite, et sans toucher les feuilles ni le pied. On doit préserver le Melon de l’humidité du sol en mettant une tuile dessous. Toutes les portions de tiges retranchées viennent très-bien de bouture sur couche ; mais, pour conserver les espèces, il est essentiel de les bien

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