‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 732 sur 1111 · TOME HI · texte numérisé non relu

TOME HI

les fruits perdent peu à peu par l’évaporation une certaine quantité de leurs tiuides aqueux, il est nécessaire d’enlever cette humidité qui relàcherait leurs tissus et les ferait pourrir. Pour y parvenir, ce n’est pas un bon moyen d'établir, comme on le fait souvent, des courants d'air qui ont linconvénient d'introduire la lumière et de détruire léquilibre de température. Il vaut infiniment mieux employer une substance déliquescente, telle que le chlorure de calcium, qui a la propriété d’absorber environ le double de son poids d’humidité. On le place dans une caisse à laquelle on donne un écoulement dans un réservoir, et on ajoute une nouvelle dose de chlorure à mesure que celui-ci est entièrement liquéfié.

6° Les fruits doivent y étre le moins comprimés qu'il sera possible ; la compression déterminerait des ruptures dans les libres et favoriserait la fermentation. On ne doit donc pas ies entasser les uns sur les autres.

Une fruiterie étant établie d’après cesconditions, on y dispose des tables et des rayons, sur lesquels on place une couche de mousse bien sèche ou de ccton. Il est avantageux que ces tables et ces rayons soient au moins recouverts d’une tablette de chène, dontle bois plus dur s’imprègne moins de Phumidité, Les fruits ayant été bien triés, bien séchés avec de la flanelle, on les y place les uns après les autres, en évitant avec soin qu'ils se touchent mutuellement. Pendant la première $emaine, si le Lemps est sec, on ouvre pendant le jour les portes et les guichets de la fruiterie, afin de faire dégager des fruits l'humidité surabondante qu’ils pourraient renfermer. Après cela, on choisit un temps sec et froid pour fermer hermétiquement toutes les ouvertures; les portes ne doivent plus ensuite être ouvertes que pour le service intérieur. Tous les huit jours on doit visiter sa fruiterie, pour ôter les graines de raisin qui se gâtent, ‘enlever les fruits qui se pourrissent, mettre à part pour ies manger ceux qui sont mûrs, et renouveler, s’il est nécessaire, le chlorure de calcium.

CONSOUDE. Symphytum. ta Consoude, Langue-devache.)Le nom de Consoude (du latin consolida) indique assez les propriétés tant vantées de la Consoude. Elle est vulnéraire et employée dans les phthisies, les fluxions de poitrine, les crachements de sang ; on l’applique sur les plaies et les hernies. Les sommités de la Consoude et ses racines se mangent. Les paysans hongrois se servent de ces dernières pour composer un fard rouge. On fait avec ses feuilles une colle pour la préparation de la laine mêlée avec le poil de chèvre; sans cela on ne pourrait les filer ensemble. Cette plante croît dans

COR 907 ies prairies couvertes; ses longues feuilles et ses tiges succulentes la rendraient précieuse pour les troupeaux sion la cultivait en grand. On commence à introduire, comme fourrage vert très-précoce, la C. RUDE, S. asperrimum, venue d'Écosse.

CONSOUDE (PETITE). V. BRUNELLE, BUGLE, PAQUERETTE. — ROYALE. V. DAUPHINELLE DES BLÉS.

CONTRE-FEU. V. FONTINALE.

CONTRE-PESTE. V. TUSSILAGE PÉTASITE.

CONVOLVULUS. V. LisERON.

COPAL (VERNIS). V. VATÉRIA.

COQ. V. BALSAMITE.

COQUELICOT. V. PAyor.

COQUELOURDE. V. ANÉMONE, LAMPETTE.

COQUERET. Physalis alkekengi (du grec physalis, vessie). (Coquerette, Baguenaude, Lanterne.) Cette Solanée indigène doit tous ses noms à la singularité de son calice, qui, à sa maturité, est rouge comme une crête de coq, renflé comme la capsule du Baguenaudier, à côtes comme un falot, et tout à fait semblable à un ballon ou vessie gonflée. Une Jolie baie rouge y est eniermée; on Ja nomme cerise d'hiver, mirabelle de Corse. Dans quelques pays on la mange, en d’autres on l’emploie à colorer le beurre en rouge. Ses fruits sont anodins, rafraïchissants et sudorifiques. C’est un précieux spécifi- . que contre les rétentions d'urine et les coliques néphrétiques.

I n’est pas jusqu'aux feuilles, aux fleurs et aux racines qui ne soient apéritives.

= On cultive depuis peu dans le Midi le C. COMESTIBLE, P. pubescens (Alkekenge douce, jaune), de l'Amérique méridionale. C’est une plante annuelle, formant des toulfes diffuses qui donnent en abondance des fruits Jjuteux d’un jaune orange et de la grosseur d’une cerise. Leur falot est moins joli que celui de la Coquerette, mais leur goût acidulé les fait manger avec plaisir. Il faut semer en mars sur couche, répiquer en mai en chaude exposition et beaucoup arroser.

COQUETTE. V. CYCLAME.

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