‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 746 sur 1111 · COUSSINET DES MARAIS. V. AIRELLE CANNEBERGE · texte numérisé non relu

COUSSINET DES MARAIS. V. AIRELLE CANNEBERGE

CRANSON. Cochlearia. La Providence, qui met toujours le remède à côté du mal, a fait naître plus abondamment que partout le Cochléaria sur le rivage des mers et le bord des ruisseaux de la Normandie et de la Bretagne, pour le soulagement des marins, à qui ses propriétés anti-scorbutiques le rendent précieux. Elles proviennent d’un principe soufré répandu dans toute la famille des Crucifères, mais dont les Cransons sont le plus abondamment pourvus.

Le C. RUSTIQUE, C. Armoracia (Raïfort sauvage, Cran des Anglais), n’est pas originaire de la Bretagne, comme son nom latin semblerait l'mdiquer, mais de l'Europe orientale tempérée, d’où il s’est répandu de l’est à l’ouest depuis environ un millier d'années. C’est une plante remarquable par ses feuilles oblongues de près de 4 mètre, et sa racine surtout, longue de 6 décimètres, grosse, blanche en dedans, jaune en dehors, d’une saveur piquante, àcre et amère, et d’une odeur pénétrante quand elle est fraiche. Ses qualités se perdent par la dessication. Cette racine, très-usitée, a des propriétés stimulantes énergiques ; elle rubéfie la peau et convient aux catarrhes chroniques, aux rhumatismes, aux- affections scrofuleuses et à certaines hydropisies. C’est le plus puissant de tous les anti-scorbutiques ; on l’admiaistre à l’intérieur en sirop et en décoctions mêlées à la bière, au vin ou à l’eau-de-vie. Cette même racine, ràpée sur les mets, remplace la moutarde, ce qui la fait nommer aussi Moutarde-de-capucin. Dans quelques provinces, ses feuilles et ses tiges se mangent.

Le C. OFFICINAL (Herbe-au-scorbut , Herbe-à-la-cuiller, Cochléaria) est plus petit et remarquable par ses jolies feuilles d’un vert lustré, concaves et arrondies en cœur; ses petites

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