DE CHIEN. V. VÉRONIQUE BECCABUNGA
CRESSON DE FONTAINE OU DE RUISSEAU. Nasturlium officinale. (Santé-du-corps, Cailli.) Un peu de pain et de Cresson faisait, du temps de Cyrus, la nourriture des Perses ; aujourd’hui que Part culinaire a fait plus de progrès, on en fait seulement l'entourage des volailles et du gibier rôtis, et de salades fort saines et très-usitées. Le Cressan excite l’appétit et fortifie l’estomac; il est apéritif, incisif et surtout antiscorbutique ; il est recommandé dans les maladies de poitrine; il a même guéri des phthisiques qui, au dernier période du mal, en avaient fait leur unique nourriture.
Ami des fontaines et des eaux pures, le Cresson s’y conserve et s’y mulliplie très-aisément; on le cultive en grand dans les environs de Riom. Mais il est facile d'établir chez soi des cressonnières : à défaut d’eau courante, sur le bord de laquelle on le sème au printemps, on remplit de terre à moitié des baquets, près d’un puits ou d’un réservoir ; on y sème des graines de Cresson, ou bien on y enfonce des plantes enracinées qu’on couvre presque entièrement d’eau, et on là renou- . velle de temps en temps pour l'empêcher de se corrompre. Le Cresson se prépare pour les malades en infusion, sirop, expressions, et même accommodé comme les épinards.