DRAVE (PETITE) OU DU PRINTEMPS. V. EROPHILE
DROUILLER. V. AUBÉPINE ALISIER.
DURÉE. Dans tous les êtres organiques, les plantes comme les animaux, la mort est une conséquence de la vie, parce que les organes, dont le jeu l’entretient, ne peuvent fonctionner sans finir par s’user. On donne le nom de durée au laps de temps qui sépare le moment de leur naissance de celui de leur mort. Il est aisé de comprendre quelle diversité de durée les plantes doivent offrir, puisqu'elles en offrent tant dans leur organisation. On peut cependant établir en règle générale qu’elle est en raison directe du temps qu’elles mettent à acquérir leur parfait développement. Il est des Champignons qui atteignenten quelques heures l’apogée de leur croissance, et que le soir du même jour voit se pencher flétris sur leur tige éphémère. Au contraire, il est des arbres qui, comme l'If, ne croissent en épaisseur que d’une ligne chaque année, mais aussi leur durée nous étonne, et nous nous inclinons devant ces antiques enfants de la terre.
En comptant les couches concentriques de l’étui ligneux, ou en mesurant exactement l’épaisseur qu’offrent ces couches dans les arbres de même espèce, on a calculé d'une manière assez juste et assez précise la longévité de quelques arbres plus célèbres que les autres par leur grosseur. L'Olivier vit aisément 300 ans, le Chêne 600. Le Noyer de Saint-Nicolas, en Lorraine, avait dû en vivre 900 quand on en fit une large table d’une seule pièce. Le Tilleul de Chailly (département des Deux-Sèvres) en compterait maintenant 1,100, FI de Forkeingall (Ecosse) 2,600, celui de Braburn, au comté de Kent, en Angleterre, 2,900, et les Baobabs (Adansonia) des iles du Cap-Vert près de 6,000.
EAU. La combinaison d’une partie d'oxygène sur deux d’hydrogène forme cet important liquide, aussi nécessaire à la nour-
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riture des plantes qu’à l'entretien de l’homme et des animaux. C’est par l’extrémité des racines et la multitude de pores ou stomates dont les feuilles, les rameaux et les tiges sont garnis, que les plantes pompent Fhumidité dont la terre et l'air sont plus ou moins remplis; ainsi absorbée, l’eau porte dans toutes les parties de la plante les principes nutritifs qu’elle tient en dissolution. Elle est le plus puissant agent de la germination, du développement et de la croissance, et, en formant la sève, elle est à la plante ce que le sang est à l'animal.
Si le désert est sans fleurs ni verdure, c’est parce qu’il est sans eau. La plante qu’a desséchée la chaleur, la fleur qu’a flétrie un soleil brûlant, se ranime à l'humidité de la nuit et relève sa tête abattue aussitôt qu’elle a bu la rosée. Ne sait-on pas qu’en Angleterre, comme le dit si bien le chantre des
Par un soleil plus doux les plantes protégées
D'une pluie insensible en tout temps sont baignées ;
Sa secrète influence y nourrit la fraîcheur,
L'herbe tendre y renaît sous la main du faucheur,
Et l'Anglais sérieux à son ciel chargé d'ombres
Doit des gazons plus frais et des pensers plus sombres.
| (DeLiLLe.) EAU-DE-VIE. V. VIGNE.