‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 773 sur 1111 · FLEURIE. V. AUBÉPINE · texte numérisé non relu

FLEURIE. V. AUBÉPINE

— YINETTE. V. VINETTIER.

ÉPIPACTE. Epipactis (du grec épipactein, fermer aver soin). L’anthère unique de l'Epipacle, renfermée dans un petit sac membraneux, lui a peut-être valu son nom. Ces plantes se distinguent par la singularité de leurs formes ou par leur beauté. On remarque dans PE. NIp-p'OoISEAU, E. nidus-avis, sa touffe de racines fasciculées, arrondie en dehors et unie en dedans comme un nid grossièrement construit.

L’'E. À LARGES FEUILLES, E. lalifolia, aussi connu sous le nom d’Helléborine, s'emploie à l'extérieur comme vulnéraire et détersif; ses fleurs nuancées forment un bel épi.

ÉPITHYME. V. CUSCUTE..

ÉPURGE. V. EUPRORBE..

ÉQUINOXIALES (FLEURS). On désigne sous ce nom les fleurs qui s'épanouissent plusieurs jours de suite à une heure déterminée du jour ou de la nuit. Les unes sont dites équinoæiales diurnes, comme l'Ornithogale en ombelle ou Damed’onze-heures ; les autres équinoxiaies nocturnes, comme le Mesembryanthemum noctiflorum.

ÉRABLE. Acer (du latin, pour la dureté et la ténacité de son bois). Ce genre important est composé d’environ 50 espèces, dont 5 ou 6 seulement sont indigènes. Quelques unes appartiennent au Levant, et le plus grand nombre à l'Amérique septentrionale ; elles viendraient dans nos climats, car tout sol leur convient; les américaines cependant préfèrent un terrain humide. Tous ces grands arbres sont propres aux avenues et aux salles d’ombrage ; les plus intéressants sont le Sy- COMORE, le PLANE, l'E. À SUCRE et l'E. CHAMPÈÊTRE.

1° Le SycomoRE, A. pseudo-platanus (faux, Platane, Erable blanc des montagnes), était connu en Orient; on sait que Zachée montasur unSycomore pour voir passer Jésus-Christ. Ce bel arbre se reconnait à ses longues grappes tardives el à ses feuilles plus fermes, divisées en 5 lobes presque entiers et profonds. I croît naturellement dans nos inontagnes, et c'est un de nos

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meilleurs bois blancs. 11 est employé par les menuisiers, les tourneurs, les luthiers, qui en fabriquent des bassons, violons et violoncelles. Son écorce donne une belle teinture noire avec le sulfate de fer. Sa sève, comme celle des autres Erables, renferme un principe sucré. 4

20 Le PLANE, A. platanoides (faux Sycomore), se distingue du précédent par sa taille plus petite, ses fleurs droites et précoces, et ses feuilles plus luisantes, à lobes plus dentés et à angles moins aigus; elles se couvrent, comme celles du Sycomore, d’un suc en petits grumeaux blancs et sucrés, nommé manne d'Erable. Les abeilles en composent leur miel.

3° L’E. À SUCRE, À. saccharinum, appartient à l'Amérique septentricnale ; c’est de tous les Erables celui dont la sève fournit le plus de sucre. Pour l'obtenir, on fait en hiver une seule entaille au tronc, et l’on place au dessous une petite plaque de ferblanc pour recevoir l’eau qui en découle; elle est assez abondante pour donner un litre par heure, mais 1 faut pour cela que Pair soit sec et calme et le ciel serein; elle ne découle point par le vent ni la pluie. Au sortir de l’arbre, elle est aussi claire et limpide que l’eau la mieux filtrée. Ou la concentre par évaporation au moyen du feu ; parvenue à la consistance de sirop, on la verse dans des moules de terre ou d’écorce de Bouleau ; elle s’y refroidit et donne des pains d’un sucre roux, assez agréable. Tous nos Erables indigènes ont quelque peu des mêmes propriétés.

4 L’E. CHAMPÈTRE, À. campestris(Auzeraule,Bois-chaud), . moins élevé que les autres, peut être cultivé en haies productives. Son écorce est fortement ridée, et les ailes de sa graine sont velues et divergentes; le vent la dissémine au loin. Son bois dur est recherché pour ses nœuds, connus sous le nom de broussins d'Erable. Les crayons grossiers sont couverts de ce bois. |

Tous ces arbres se multiplient aisément de graines qu’on rate en automne. On en cultive des variétés à feuilles panachées.

ÉRIGERON ou VERGERETTE. Le premier nom était celui que Dioscoride donnait au Seneçon; on l’a conservé à un genre de Radiées assez voisin de lui par ses aigrettes, mais se rapprochant encore plus des Astères par son auréole qui n’est jamais jaune. Les espèces intéressantes à citer sont :

4° L’E. ACRE, fleurissant un peu tard, mais très-commun dans les fentes des rochers un peu humides. Son àcreté amère l'a fait prescrire comme excitant par quelques auteurs.

20 LE. pu CANADA, plante annuelle, bien plus commune encore dans tous les lieux sablonneux, incultes, remués. Ou

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