‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 792 sur 1111 · D72 FRO · texte numérisé non relu

D72 FRO

core, la terre de bruyère et ombre, avec une couverture l'hiver. Ils sont vénéneux.

La F. COURONNE-IMPÉRIALE, sans avoir les petits carreaux de la Fritillaire pintade, lui ressemble par ses fussettes nectarifères, mais est encore beaucoup plus belle. Cette plante superbe, originaire de Perse, parait en avril, au milieu des autres Liliacées qui fleurissent à la même époque, comme une véritable souveraine revêtue du diadème de l'empire. Sa tige droite et ferme s’élève souvent avec majesté jusqu’à 7 décimètres, garnie dans toute sa longueur de feuilles horizontales, excepté vers son sommet, où elle est nue. Là se trouvent un ou deux rangs de 5 à 40 fleurs de 6 centimètres, d’un rouge safrané ou jaunes, retombant en longs grelots, et, par dessus les fleurs, une touffe de feuilles termine cette espèce de diadème et produit le plus gracieux effet. Mais ce # frappe le plus dans cette fleur quand on la regarde par

essous, ce sont les grosses perles liquides, transparentes et nacrées qui marquent l'onglet des pétales et semblent toujours prêtes à s’échapper. Ce sont, si l’on veut, les diamants de la couronne.

L’Impériale à pour racine un bulbe très-gros, jaunâtre et de mauvaise odeur. On le dit aussi vénéneux que la Ciguë, mais résolutif et émollient appliqué à l'extérieur. Il ne craint point l'hiver de nos climats, mais réussit mieux en chaude exposition. Il veut une terre douce, légère et substantielle, mais sans fumier ; on doit le relever seulement tous les quatre ans, en juillet, et le replanter aussitôt après, plus profond que tous les autres oignons. Sans ces précautions, on est ordinairement privé des fleurs la première année.

Il existe plusieurs variétés d’Impériale; celle à grosses cloches, F. maæima des Hollandais, est la plus belle de toutes.

FROMAGEON. V. MAUVE SAUVAGE.

FROMENT. Triticum: (des mots latins fruor et fritus, jouir et broyé). De tous les végétaux que la Providence à donnés à l’homme, le Froment, ou le Blé par excellence, est celui qui lui fournit le mieux ce pain que sa bonté lui a promis, mais qu’il ne doit manger qu’à la sueur de son front. Essentiellement fait pour ses besoins, il peut, mieux que toute autre plante, prospérer et croître dans les climats qu'il peut habiter; mais 1l demande partout son industrie etd'assiduité de ses travaux ; pour que la terre nous le donne au centuple, il faut, chaque année, la tourmenter pour ainsi dire et déchirer son sein.

Mais aussi comme il nous paie avec usure des peines qu'il nous coûte! Il n’est dans le règne végétal aucune substance

Page 1