FRU
méme nom le F. RAMPANT, T. repens (Chiendent-des-boutiques), herbe proscrite, le désespoir des jardiniers et lennenie jurée du Froment? Il en diffère essentiellement par ses tiges souterraines, vivaces, qui, fraçant au loin et pénétrant très-profondément dans le sol, se multiplient à profusion et envahissent les meilleurs terrains. Il est très-dificile de les en expulser entièrement ; la bèche et les profonds labours les amènent peu à peu sur le sol, où on les brûle pour le fertiliser par leur cendre. Cette espèce maudite est encore plus cornue sous le nom de Gramen que sous celui de Chiendent, qui lui vient de l'habitude qu'ont les chiens d’en mâcher les feuilles pour se purger et se faire vomir.
Cependant le Gramen est utile. Sa racine ou sa tige souterraine, jaunâtre et sucrée, est pour la médecine une des substances émollientes le plus fréquemment employées ; on administre en décoction dans les maladies inflammatoires. Autrefois on la vantait comme un précieux diurétique et on l’employait dans les hydropisies. Cette même racine, séchée et réduite en poudre, peut donner de lamidon ; en Pologne, on en prépare une espèce de gruau. On peut en extraire du sucre, et, par la fermentation, de l’alcool et de la bière. On peut aussi, pendant l’hiver, en nourrir les bestiaux.
FROMENTAL. V. ARRHÉNATÈRE.