FUM
gradins, et l’on aura soin, autant que possible, de placer les plus grandes plantes en bas et les plus petites en haut, le plus près du verre.
La terre qui convient le mieux aux Fuchsias est la terre de bruyère un peu grasse et pure. Tamisée et privée de ses mottes, elle devient excellente. Comme elle se dessèche trèsdifficilement, elle contribue à donner un feuillage très-foncé en couleur, ample en développement, et serré quant à la disposition. Or, tout le secret d'amener une abondante floraison est là, les fleurs dépendant des feuilles.
Si l’on veut avoir une floraison précoce et abondante, le pot doit être plutôt petit que grand. On ne doit choisir de grands pots que quand on doit avoir des Fuchsias bauts de tronc avec des têtes en boule.
Le Fuchsia aime essentiellement humidité et la mi-ombre. Il ne faut donc presque jamais l’exposer à l’action directe des rayons du soleil, si l’on veut obtenir des fleurs grandes et à couleurs harmonieuses. Quand la saison des fleurs approche, on diminue les arrosements, mais on les reprend quand les boutons sont formés pour les continuer pendant toute la durée de l'épanouissement. A cette époque, mais surtout quand les
remiers boutons s’ouvrent, il est nécessaire d’asperger tous les soirs le feuillage de la plante avec la pompe à main.
Pendant l’hiver, on doit tenir les Fuchsias qui ne fleurissent pas dans la partie la plus sèche de la serre froide, là seulement où la gelée ne peut les atteindre. L'opération la plus importante qu’on leur fait subir alors, c’est de les tailler tous les ans, vers la fin de l’hiver, en ne laissant aux rameaux que
15 à 16 centimètres de longueur. Par cette taille on conserve aux pieds même les plus forts une Jeunesse perpétuelle.
Les Fuchsias se multiplient par boutures étouffées qui reprennent avec la plus grande facilité, surtout quand elles sont faites au printemps. Les nouvelles variétés sobtiennent par les graines qu’on sème en septembre et octobre aussitôt après leur maturité, après avoir fait, pour les extraire, macérer dans de l’eau la pulpe qui les contient.
FUCLS. V. VARECH.
FUMETERRE. Fumaria officinalis. (Fiel-de-terre, de son amertume; Lait-battu, parce Ep Caïlle le lait.) La Fumeterre, qui croît en abondance dans les jardins, qu’elle peut, en l’enfouissant, servir à fumer, est toujours couverte de ses petites fleurs purpurines et d’un feuillage délicat, glauque et finement découpé. C’est un tonique faible, usité fréquem-
ment dans les affections cutanées, la jaunisse, les engorgements du foie, le scorbut ; son suc s'extrait à froid et se